<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-211863550039172417</id><updated>2011-10-11T11:40:34.055-07:00</updated><category term='Introduction'/><category term='saison 2'/><category term='Personnages'/><category term='Analyses'/><title type='text'>A blog de skins !</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://ablogdeskins.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/211863550039172417/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ablogdeskins.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Victor Provis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00567463452022484844</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>25</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-211863550039172417.post-1139743780548501451</id><published>2011-06-28T14:49:00.000-07:00</published><updated>2011-06-29T04:07:02.084-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='saison 2'/><title type='text'>Episode 204</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-hxFF5AAfbDQ/TgpOZkglZ0I/AAAAAAAACE8/yvSyVOBD-Tk/s1600/370148223_2.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 320px; FLOAT: right; HEIGHT: 180px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5623393285929527106" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/-hxFF5AAfbDQ/TgpOZkglZ0I/AAAAAAAACE8/yvSyVOBD-Tk/s320/370148223_2.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#993300;"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;span style="color:#663333;"&gt;Michelle&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;A la 40° minute, la série connait un moment de grâce. Précisément lorsque Michelle retrouve Sid en larme et qui lui dit alors : « &lt;em&gt;je me sens si seul&lt;/em&gt; », qu’elle répond « &lt;em&gt;je sais, je sais&lt;/em&gt; », avant qu’elle ne se jette dans ses bras l’embrasser, geste qu’on attendait depuis si longtemps, câlin qui tout à coup résout tout et semble faire disparaître les failles pour sublimer l’évidence. Probablement une des meilleures scènes de la série. En tout cas une de celle qu’on avait toujours espérée (par naïveté, parce qu’on s’identifie à Sid, parce qu’on croit encore aux contes de fée) et qui survient subitement, sans prévenir, de manière totalement naturelle. Ce qui constitue le pic d’un épisode superbe, amusant mais aussi mélancolique. Ce qui se superpose d’ailleurs à la bande son, encore une fois géniale (avec entre autres Arcade Fire, Gravenhurst, Battles, Pavement, Electrelane, Beach House, XTC, The Stranglers, Sigur Ros, excusez du peu !).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La construction de l’épisode est telle tout va tendre vers ce moment magique. Et faire ainsi un joli parallèle avec l’évolution qui accompagne l’adolescence. Vécue comme une traversée mais en réalité une pause, l’adolescence est avant tout une permutation entre l’enfance et l’avenir. Pas étonnant que durant l’épisode on alterne si souvent escapade (en courant, en voiture, à la nage) et pause statique (debout, assis, couché). Pour Michelle, tout l’enjeu sera de progressivement délaisser une part de jeunesse et d’entrer de plein pied dans le monde des adultes.&lt;br /&gt;Car les choses sont loin d’être évidentes. L’abandon est trop déchirant, il n’y avait pas à se poser de questions, l’innocence prévalait encore, ne subsistait que le délire, puis il y a eu ce bus, qui a subitement balayé Tony comme tant d’autres certitudes. Alors Michelle va tenter un geste désespéré : renouer le contact avec l’enfance. Du moins avec le monde d’avant. Celui où elle ne faisait qu’un avec Tony, ne pensait à rien d’autre que « &lt;em&gt;son petit top rouge sexy&lt;/em&gt; », faisait l’amour toute la journée, fumait de l’herbe et se bidonnait avec les amis. Et ce monde fun, c’est Tony. Il faut qu’elle le retrouve.&lt;br /&gt;Pourtant, Anthea, la mère de Tony, qui en sait un rayon sur ce que c’est qu’être adulte, la met en garde : « &lt;em&gt;je ne te laisserai pas tout foutre en l’air parce que tu ne sais pas ce que tu veux&lt;/em&gt; ». Ce reproche peut tout autant être adressé par Anthea comme par Michelle envers elle-même !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais une fois avec Tony, le charme n’agit plus, ils se tournent le dos sur le lit, ne se parle plus ou alors pour dire des banalités : Michelle n’a guère de choses à dire à sa propre enfance, elle a grandit. Dans ce dialogue surréaliste entre Michelle, la grande, et Michelle, la petite, il n’y a de place que pour les quiproquos. Désireuse de savoir si l’enfance apporte quelque chose d’essentiel, les paroles de la chanson paillarde de Tony ne valent guère le coup, ce qui d’abord amuse Michelle, puis la déçoit terriblement. Ce qui l’amusait autrefois ne l’amuse plus. Et c’est un terrible drame. Tout d’abord parce que on s’aperçoit cruellement que Tony est affecté par son accident. Et que Tony ne redeviendra plus jamais l’être brillant qu’il était avant. Ensuite parce que cela signifie aussi que Michelle a coupé le cordon, qu’elle semble plus mature et donc plus lointaine avec ce qui se rapporte aux gamineries. Elle tente alors le tout pour le tout. Elle se déshabille devant un pauvre Tony, médusé. Il est loin le temps où il jouait les séducteurs. Depuis son accident, il ressemble à un empoté et il est très gêné devant les poses lascives et la cambrure de Michelle. La barrière est trop haute. « &lt;em&gt;Qu’est-ce qu’on va faire ?&lt;/em&gt; » demande Michelle à sa propre enfance, son propre passé, son monde qu’elle croyait éternel. Abandonner se révèle trop difficile car il n’y a aucune promesse derrière, aucune garantie, aucune sureté. L’adolescence est un passage obligé qui se gorge d’angoisse. Avant, l’angoisse n’existait pas.&lt;br /&gt;Seulement c’est trop tard, c’est passé, on ne peut plus revenir en arrière, et lorsque Michelle tente de réveiller les souvenirs avec la main sous le slip, rien ne se lève. Et la faute revient au bus, toujours ce bus, ce maudit briseur d’enfance. L’instant était sensé être magique, il se révèle pitoyable et désastreux. Devant cet état de fait, s’en est trop pour Michelle qui craque et qui se venge sur son propre passé, auquel elle ne peut plus accéder. « &lt;em&gt;C’était tellement fort entre nous et c’est foutu pour toujours&lt;/em&gt; ». Le couperet de la fatalité tombe. Le monde de l’enfance est certes merveilleux mais ça ne dure qu’un temps, qu’il faut laisser derrière soit, et tant pis pour les ratés, les erreurs et les regrets. L’adolescence c’est aussi ça, reconnaitre que quelque fois, c’est pour toujours. Car il n’y a pas de seconde chance. Elle en giflera Tony, le traitant d’idiot, faisant l’improbable procès du hasard. Heureusement, Anthea intervient, elle qui représente donc le monde des adultes, pour couper court : « &lt;em&gt;désolé, je ne voulais pas&lt;/em&gt; » s’excusera Michelle, « &lt;em&gt;mais tu l’as fait&lt;/em&gt; » annoncera l’adulte, donnant ainsi sa première leçon de responsabilité, elle qui voulait justement y échapper. L’issue sera alors de s’en aller, de quitter la maison, d’abandonner son enfance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour aller où ? Le monde des adultes ? Sera-t-il si réjouissant que ça ? Car pour Michelle, il sera abject, sans aucune saveur, dénué de chaleur, à l’image de cette nouvelle maison acquise par sa mère. Le déménagement sera l’occasion d’additionner les situations comiques et de soulever un irrésistible cynisme, le tout avec beaucoup de douceur et de tendresse entre la mère et la fille. On découvre alors, en même temps que Michelle, une nouvelle maison. Dont l’exploration ressemblera finalement à celle du monde tel qu’il est pour les adultes. Un agencement de pièces « &lt;em&gt;minimalistes, fonctionnels, modernes&lt;/em&gt; », qui au final ne dégage que de l’insipide. Froide, robotisée, apersonnelle, cette maison aux volets qui s’ouvrent sur commande et aux lampes qui s’allument à la voix, représente la promesse faite à Michelle : un avenir fonctionnel et pratique où les émotions et le plaisir n’ont plus leur place.&lt;br /&gt;Michelle apprend également la nature réelle des adultes, ces anciens modèles qui tombent le masque et deviennent des caricatures de stupidités, entre sa mère qui abandonne ses principes pour se rapprocher de son nouveau mari, à peine rencontré il y a deux mois, et qui feint adorer les sushis et le new-age, quitte à se renier complètement, et ce fameux beau-père, imbus de lui-même, ringard et aux priorités vide de sens. Les valeurs et la morale sont bafouées en permanence sous le regard désabusé de Michelle, toujours les mains dans les poches, spectatrices à son corps défendant, voilà que sa mère lui avait caché que son nouveau mari avait une fille, que cette même fille semble insupportable, qu’elle ne semble même pas choquée que son père lui pelotte ses fesses (scène incroyable !), et que même ses amis changent d’avis quant à leur venue à son anniversaire dès lors qu’ils apprennent que cette fille aux gros seins propose sa voiture pour faire du camping. Les repères explosent et les faux-semblants s’affichent. Rien de réjouissant à cela.&lt;br /&gt;Lorsqu’il s’agira de se mettre tout nu dans le jacuzzi en compagnie de cette pétasse de belle-sœur et de son beau père libidineux et qui se font des mamours alors qu’ils sont père et fille, Michelle tournera les talons et reconnaîtra avec dégoût : « &lt;em&gt;non, c’est trop&lt;/em&gt; ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’un autre côté, le monde de l’enfance est déjà loin pour Michelle. D’ailleurs sa mère a oublié de lui rapporter ses anciennes affaires lors du déménagement, jouets, peluches et vêtements, ce qui n’est pas si innocent, et il ne lui reste que quelques photos d’elle aux bras de Tony et Sid, pour se raccrocher à son passé. La virée en voiture jusqu’à la plage pour aller camper représente tout ce que l’enfance peut avoir de génial : pas d’obligations, pas de parents sur le dos, juste deux jours pour s’amuser, fumer et boire, bref, le pied ! Mais Michelle reste comme absente à ces distractions. Elle s’indigne de voir la voiture sens dessus dessous, rigole à peine aux blagues potaches et préfère regarder par la fenêtre. Elle ne se reconnait plus dans cette bêtise juvénile.&lt;br /&gt;Lorsqu’arrivé à la plage, tout le monde se jette à l’eau en courant à poil, fille comme garçon, pour délirer, Michelle est la seule à rester sur place et à garder ses vêtements. Pourtant, elle n’a rien à cacher de son corps, mais elle devient subitement pudique. C’est que pour elle, son propre corps n’est plus l’objet innocent avec qui elle peut s’amuser, sans y prêter attention et sans penser à mal. Son corps revêt une nouvelle importance car il est en transformation. Le corps de Michelle a toujours été un problème pour elle : elle cherchait à le mettre en valeur comme à en cacher ses défauts (son fameux sein plus gros que l’autre). Désormais, son corps se couvre d’une autre valeur, non visible de l’extérieur, celui de la procréation. La question ne sera jamais abordée durant cette épisode, de près comme de loin, mais on sent bien que la maternité préoccupe désormais Michelle. Elle cherche à se doter de cette nouvelle perspective, à laquelle elle n’avait jamais songé durant son enfance, et cela lui fait particulièrement peur. Lorsque dans la nouvelle maison de sa mère, elle se déshabille, croyant les stores baissés, et découvre avec horreur que le jardinier, le maçon, le facteur la matent, elle se couvre immédiatement, adopte une posture effrayée et se démène pour fermer les stores par commande vocale, ce qui a pour effet hilarant d’allumer les spots lumineux ! Durant cette scène cocasse, elle crie : « &lt;em&gt;à l’aide ! à l’aide !&lt;/em&gt; ». Comme si être nue, exposer son nouveau corps de femme, fécond et attirant, devenait un danger. Michelle n’assume pas encore son statut. Car la réalité la rend angoissée : il y a tout un tas de préoccupations auxquelles elle n’avait jamais songées auparavant. Et qu’au lycée, une de ses profs sort son portable pour prévenir son amant qu’elle est en train d’ovuler, est très révélateur. Au-delà de la blague qui passerait quasiment inaperçu au cours de l’épisode, cette tirade comique devient en fait le nœud central : une femme est potentiellement une future mère. Et pour l’instant Michelle se refuse à cette perspective.&lt;br /&gt;Tiraillée entre deux pôles, la jeune fille ne sait pas où se situer. Elle n’est plus la Michelle gamine gâtée (puisqu’elle n’est plus capable de susciter le désir ardent de Tony) mais n’est pas encore la femme qu’elle aspire à devenir. Son identité vacille, devient flou et imprécis. Il est marrant de constater d’ailleurs que tout au long de l’épisode, on se trompe de prénom, on lui invente des surnoms qu’elle n’a jamais eu, et que personne n’arrive à l’appeler véritablement Michelle, en entier, ce sera toujours : ‘Chelle, Mich’ ou Nibs. Comme s’il manquait toujours quelque chose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’acceptation finira malgré tout par arriver. Et c’est grâce à Sid.&lt;br /&gt;Ce qui est le plus émouvant avec cette scène, c’est qu’au-delà de connecter deux personnes que tout oppose, finalement la logique s’applique. Au-delà des apparences et au-delà du superficiel, Michelle va retrouver le seul, finalement qui ne l’ai jamais aimée, d’un amour pur, de longue date et débarrassé de toute manipulation. Et non seulement son choix, qu’on a à peine le temps d’anticiper, nous réconforte, mais en plus il semble animé d’un désir d’aller de l’avant. Que Sid ait perdu son père depuis peu n’est pas innocent : il devient le seul de toute la troupe confronté à de vrais problèmes. Sa maturité, il ne l’a jamais réclamé, il l’a, c’est tout, et il comprend à quel point, malgré les amis, malgré le camping sauvage, malgré une fille aux gros seins qui lui propose de les « &lt;em&gt;regarder de plus près&lt;/em&gt; », malgré la jeunesse, il s’isole et avoue se sentir seul. Alors avec Michelle, ils seront en phase. Elle lui dit pour seule réponse : «&lt;em&gt; je sais, je sais&lt;/em&gt; ». En fait, elle ne le réconforte pas, elle ne lui dit pas que les choses vont s’arranger (puisque la mort du père de Sid se pare de son attribut irrévocable), mais elle reconnait qu’elle le comprend, et c’est là l’essentiel.&lt;br /&gt;C’est donc sur la plage, la nuit, que Sid et Michelle passeront leur moment ensemble, un moment qu’on a tant désiré, par justice, parce que Sid a toujours été l’éternel looser et que d’habitude, jamais une fille comme Michelle ne lui accorderait le moindre regard, un moment authentique, qui dépasse la futilité, un moment qu’on n’a jamais cru voir venir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au réveil, le changement s’amorce, et au lieu des problèmes, Michelle va le vivre comme un nouvel espoir, à l’image du lever de soleil sur la plage, qui gratifie de ces scènes d’une beauté plastique irréprochable, magnifique et presque surnaturelle.&lt;br /&gt;A ce titre, le cadeau de Tony est révélateur : une montre accompagné de ce mot : «&lt;em&gt; Donne-moi du temps&lt;/em&gt; ». Au premier degré la note est ironique puisque visiblement Michelle a tiré un trait sur son histoire avec Tony, qui ne lui apporte plus rien. Mais au deuxième degré, cela peut être interprété comme un message pour elle-même. Comme si son avenir s’adressait à elle pour lui demander d’être patiente envers elle-même. C’est cela être adulte : gérer la notion de temps, son caractère inexorable comme précieux. La montre représente le monde adulte. Il va falloir pour elle faire face et appréhender les transformations inéluctables qui vont avec. Toutes choses ont une fin. Tandis que lorsqu’on est encore adolescent, on n’y pense pas, par exemple avec l’épisode de la marée haute, où Chris, Jal et les autres oublient la voiture, noyée par la montée des flots. Pour eux, les choses ne bougent pas et les vagues sont sensés toujours restées au même endroit que là où ils les ont laissées. La montre symbolise aussi autre chose : l'horloge interne chez la femme. La mécanique d'ovulation : comme quoi, on y revient !&lt;br /&gt;Michelle va enfin assumer son corps : elle se baignera toute nue. Les cheveux mouillées, en arrière, sans les éternelles bouclettes et le maquillage disparu, on a quasiment du mal à reconnaître Michelle dans l’eau, la métamorphose est stupéfiante, physique et s’inscrit à l’écran : c’est une autre personne, c’est devenue une femme.&lt;br /&gt;Et alors qu’on pensait, cruellement, en retournant voir Sid, qui dort encore, qu’elle se rendrait compte de sa bêtise, et que tout reviendrait comme avant, que Sid resterait à nouveau seul, lui qui aime Michelle depuis le tout début, Michelle reste avec lui, le cajole et le caresse, admirant le jour poindre derrière les vagues. La récompense, et elle le lui avouera en l’accompagnant jusque devant sa maison, c’est son premier orgasme. Pour la première fois, son corps lui offre le plaisir véritable. Et Sid se révèle un bien meilleur amant que Tony ne l’aura jamais été. Michelle paraît sereine, décidée, apaisée même. Elle a choisi Sid, au-delà des préjugés, au-delà même des blocages qu’elle pouvait avoir au début, et ils s’apprêtent alors à « &lt;em&gt;faire l’amour, encore !&lt;/em&gt; », comme le crie Sid à sa mère, heureux comme jamais, enfin autorisé à embrasser celle qu’il a aimé depuis l’enfance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Seulement voilà, il n’y a pas de justice dans la série. Skins a le mérite de tordre le cou à toutes les idées qu'elle amorce. Et à peine a-t-on eu le temps de se réjouir pour Sid, que s’amorce la descente aux enfers, à suivre dans les épisodes suivant. Car dans la vraie vie, il y a toujours des imprévus. Et l’imprévu, ici, s’appelle Cassie. Elle est sur le lit lorsqu’ils s’embrassent, et dit : « &lt;em&gt;Bonjour Sid, bonjour Michelle&lt;/em&gt; ». &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/211863550039172417-1139743780548501451?l=ablogdeskins.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ablogdeskins.blogspot.com/feeds/1139743780548501451/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ablogdeskins.blogspot.com/2011/06/episode-204.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/211863550039172417/posts/default/1139743780548501451'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/211863550039172417/posts/default/1139743780548501451'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ablogdeskins.blogspot.com/2011/06/episode-204.html' title='Episode 204'/><author><name>Victor Provis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00567463452022484844</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-hxFF5AAfbDQ/TgpOZkglZ0I/AAAAAAAACE8/yvSyVOBD-Tk/s72-c/370148223_2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-211863550039172417.post-7259989126809200938</id><published>2010-04-13T12:42:00.000-07:00</published><updated>2010-04-13T12:45:52.385-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='saison 2'/><title type='text'>Episode 203</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.e4.com/images/mb/E4/skins/pictures/episodes/3-sid/episode-3.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 388px; FLOAT: right; HEIGHT: 274px; CURSOR: hand" border="0" alt="" src="http://www.e4.com/images/mb/E4/skins/pictures/episodes/3-sid/episode-3.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#336666;"&gt;&lt;strong&gt;Sid &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;La communication. Tout se résume à la communication.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment prendre du sens à ce qui arrive ? Comment sortir de sa tête ? Comment concilier ses projets avec ceux des autres ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est d’une logique absolue, après visionnage de l’épisode, que celui-ci s’ouvre sur un tchat, style MSN. Cassie est en Ecosse, Sid est resté à Bristol, mais le problème n’est pas là, ils cherchent à communiquer, à échanger, ne serait-ce que pour confondre leur sentiment l’un envers l’autre, pour aboutir à une succession de problèmes. Tout d’abord, c’est Cassie qui a du mal à trouver le déclenchement de la vidéo, puis qui ne sait pas que la caméra est branchée, avant d’arriver à un quiproquos fatal, puisque Cassie sera surprise en présence d’un homme à moitié nu dans le lit, mais qui en fait est homosexuel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout est là : les problèmes de communication.&lt;br /&gt;Il est normal que l’histoire relate alors les échanges frugaux et dévastateurs entre les parents de Sid. Ces derniers sont séparés, la mère de Sid préférant s’envoyer en l’air avec un allemand complètement passionné, tandis que son ex-mari tente d’apprendre l’indépendance. Mais aucun des deux ne veut mettre des mots sur la situation, son ambiguïté, et le premier à en pâtir, c’est Sid.&lt;br /&gt;De même lorsque le grand-père arrive, c’est le mensonge qui prime. Cela entraînera une descente en flamme du père de Sid, dégradé, sans cesse rabaissé, exclu des plans d’héritage au mépris du bon sens. Mais Mark n’arrivera jamais à dire ce qu’il pense. Le résultat est immédiat : Mark ne fera que subir et n’obtiendra jamais ce qu’il veut. A commencer par la reconnaissance de sa femme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le manque de communication peut être dangereux puisque lorsque Sid retente de s’entretenir avec Cassie, cela finit en engueulade, l’un comme l’autre ne prenant pas le temps de s’expliquer, et préférant rester campé sur leur position.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n’y a que lorsque son amant débarque au cours d’une scène inattendue (il déboule en voiture et fracasse la carrosserie sur la façade de la maison) que Mark ose enfin se rebeller, il vire son père tyrannique de chez lui et prend enfin une initiative. On le retrouve apaisé, désireux de se relaxer sur le sofa, un verre de wisky à la main et une cigarette. C’est là que la communication va pouvoir s’instaurer avec son fils. Après que Sid lui fait justement remarquer que sa relation était un copié-collé de ce qu’il vivait avec son père, Mark lui promet que jamais il ne l’a dénigré et que jamais il ne l’abandonnera. Et il est normal que Sid lui dise alors merci. Car la communication, ce n’est pas que délivrer un message, c’est aussi écouter, et Sid avait besoin qu’on l’écoute au sujet des filles, lui a qui a l’impression qu’on ne l’écoute jamais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors que l’on croit les choses arrangées, Skins est là pour rappeler la dure réalité des choses. Et c’est à partir de ce moment-là que la série anglaise surprend son monde et prouve qu’elle est définitvement sur un ton à part. Car la morale de toute cette histoire, ce n’est pas qu’il faut communiquer pour le plaisir de communiquer ou parce que c’est bien, c’est humaniste et qu’il faut le faire, mais pour une raison bien plus fondamentale encore : si on ne communique pas à temps, alors il se peut qu’on passe à côté de ce qu’on voulait dire. Car c’est bien beau de repousser les choses à plus tard, de se dire qu’on a besoin de temps pour réfléchir ou que les choses finiront par s’arranger, mais il faut lutter contre le temps. Et le temps passe vite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque Sid se réveille le matin et qu’il cherche à obtenir du réseau pour son portable, se déplaçant dans toutes les pièces de la maison en caleçon, il finit par tomber sur son père, encore assis sur son sofa, tenant le verre de whisky à la main et une cigarette consumée de l’autre, et qui ne bouge pas, même quand on l’appelle. Son père est mort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La scène est choc, elle est superbement filmé, plan par plan, un cadrage sur la main, un autre sur la cigarette, pas de cris, pas de mots, pas la peine d’en dire plus, on n’a tout compris, et c’est là que la réalité s’abat de toute sa force et sa cruauté : on n’a pas le temps, on n’a jamais le temps et toutes ces conneries de communications, tous ces malentendus, tous ces non-dits, tous ces oublis de dire « je t’aime », on les regrette amèrement, car le temps est plus fort que nous. C’est d’une puissance inouïe et Skins n’a pas eu besoin d’en faire davantage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Complètement sonné et hagard, ne sachant quoi faire, Sid va aller automatiquement au lycée, comme un zombie, passant devant ses camarades, qui eux chipotent pour pas grand-chose, abordent tant de sujets superficiels, ou discutent justement du fait que Tony et Sid ne se parlent plus, s’installe en classe, n’écoute rien, reste bien après la sonnerie, et même lorsque Tony se décide à le rejoindre, il ne sait pas quoi dire, et se laisse entraîner à une soirée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Durant ce concert (où on aura l’occasion de voir l’excellent groupe Crystal Castle), emporté par les lumières, les lasers, l’alcool, la foule qui bouge dans tous les sens, Sid restera planté là, subissant les affres de la superficialité, préférant s’abandonner dans un trip artificiel, supprimant tout effort de communication pour une intériorisation des plaisirs et une fausse communion. Ce n’est que lorsque Tony daignera s’approcher de lui, comprenant que quelque chose se passe de travers, que la communication va se rétablir. Et là, Sid va lâcher tout ce qu’il retenait jusque là. Les réticences cèdent et Sid dévoile tout, mais alors vraiment tout. La scène est poignante car Sid saute dans les bras de son meilleur ami, qui ne comprend pas grand-chose à la situation, le son est beaucoup trop fort pour qu’on puisse entendre quoique ce soit, mais on sent que Sid raconte, on le voit à sa façon de se blottir dans Tony, sa façon de le serrer dans ses bras. Ce passage est extraordinaire : on a l’impression qu’ils ne sont plus que deux sur Terre. Au milieu de ce brassage de vides, deux adolescents créent une connexion. Quelque chose de sincère, d’authentique, de triste mais d’intensément beau. C’est une des plus poignantes scènes de la série. Rien que voir les mains de Sid se crisper de plus en plus, sa tête qui se secoue sous les sanglots, son visage se contorsionner à mesure du chagrin qui explose, on ne peut rester indifférent et on a nous-même le cœur qui se serre, les larmes qui viennent aux yeux, on succombe face à cette détresse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après cela, lorsque Sid et Tony retourne à la maison pour retrouver le cadavre du père, et que les deux réalisent que Sid vient de se retrouver seul, lui pauvre adolescent paumé, crétin et encore puceau, il est tout à fait logique que l’épisode se termine par une communication renouée : Sid se décide à prendre une décision, sort son portable et prononce : « &lt;em&gt;Maman ?&lt;/em&gt; ». &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/211863550039172417-7259989126809200938?l=ablogdeskins.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ablogdeskins.blogspot.com/feeds/7259989126809200938/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ablogdeskins.blogspot.com/2010/04/episode-203.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/211863550039172417/posts/default/7259989126809200938'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/211863550039172417/posts/default/7259989126809200938'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ablogdeskins.blogspot.com/2010/04/episode-203.html' title='Episode 203'/><author><name>Victor Provis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00567463452022484844</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-211863550039172417.post-4853156526288513909</id><published>2010-03-02T16:09:00.000-08:00</published><updated>2010-03-02T16:22:08.424-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='saison 2'/><title type='text'>Episode 202</title><content type='html'>&lt;a href="http://file039a.bebo.com/5/large/2008/02/20/20/2072251217a6951292085l.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 411px; FLOAT: right; HEIGHT: 215px; CURSOR: hand" border="0" alt="" src="http://file039a.bebo.com/5/large/2008/02/20/20/2072251217a6951292085l.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#660000;"&gt;&lt;strong&gt;Sketch&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Cet épisode est génial, complètement à part, véritable bijou d’excentricité et de tragique, chef d’œuvre barré et d’une cruauté époustouflante.&lt;br /&gt;Il existe ici un mélange confondant la brutalité crue et sans détour avec une tendresse apitoyée infinie qui laisse sans voix et complètement secoué. Véritable flirt avec la folie, cette allégorie extrême et exagérée de l’adolescence et ses psychoses bouleverse et laisse un goût terriblement amer dans la bouche. C’est comme si on accédait à un envers du décor et que ce dernier n’était pas beau, mais alors pas beau du tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La petite Lucy (mais tout le monde l’appelle Sketch), dont on suit les divagations et les obsessions pathologiques jusqu’au drame, est absolument ravissante ; en effet, on ne peut s’empêcher de ressentir beaucoup de tendresse pour cette fille (admirablement bien joué par une Aimée Ffion Edwards, inconnue galloise mais extraordinairement éblouissante dans son rôle) qui tente par tous les moyens de se raccrocher à ses illusions, dans l’espoir pitoyable d’échapper à une condition trop dure. Et c’est ça la force de la série : réussir à nous faire partager, à nous émouvoir devant cette folie.&lt;br /&gt;Soyons direct, l’ouverture de l’épisode est une merveille et donne le ton d’entrée. C’est un choc et on se prend une vraie claque dans la figure ! Tout y est magique, successions de plans bien cadrée, allant à l’essentiel et dont les associations glissent peu à peu les propos vers quelque chose de bizarre, voire malsain, tout en gardant une esthétique magnifiée : le plan sur les étages répétitif du bloc HLM, le panorama sur le lever du jour et ces grues, le mur rempli de photos, ce cadrage avec la chevelure de Lucy en premier plan et la vue sur la fenêtre d’en face, l’espionnage et puis ce visage, ce plan serré sur Lucy, complètement extatique, au sourire qui fait peur, mélange de satisfaction, de lubricité, d’envie et de résolution, expressions incroyables, qui décuple la maturité attendue chez une adolescente. Mais Lucy est justement loin d’être une adolescente comme les autres.&lt;br /&gt;Tandis que le romantisme de la chanson d’Aqualung (la chanson intense de la version française, débutant au piano et se terminant par des zebras de guitare et des cris lyriques, rend la scène encore plus saisissante) se superpose parfaitement avec l’ambiguïté des sentiments de Lucy, on découvre avec horreur et effarement que celle-ci passe son temps à espionner Maxxie, dont elle est visiblement folle amoureuse. Des photos de lui sont étalés sur tous les pans de la mur de sa chambre, elle possède un carnet où elle note toutes ses activités à l’heure près, un appareil photo avec téléobjectif traîne sur son bureau et un frisson parcoure le dos. On comprend désormais qui était à l’origine des flashs que surprenait Maxxie dans l’épisode précédent. Et que dire du plan suivant avec ce premier plan sur les yeux fixées vers Maxxie et ce reflet sur le miroir montrant la jeune fille plaquer ses seins sous une bande de manière à les aplatir ? Le geste est fait sans y réfléchir avec obstination comme si elle s’obligeait à une telle résolution.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette scène fait entrer de plein pied Skins dans un autre univers, beaucoup plus glauque, beaucoup plus noir et plus crue que celui trash et glamour qu’on a bien voulu lui attribuer. La scène de l’habillement est une constante dans la série car elle est le signe fort de la construction de la personnalité de l’adolescent. La façon dont il s’habille est la preuve son expression. Ici, avec Lucy, fini les nanas égocentriques et fashion victime, sans aucun tabou et avec une violence inouïe, on nous montre une fille dévastée par ses démons et détestant cordialement son corps, au point de le renier. La réalité dépeinte ici sera froide, scandaleuse et pertinemment cynique. Pas de strass, pas de paillettes, rien de tout ça, mais juste une réalité sans déformation avec tout ce qu’elle possède d’absurdité et de sincérité, à l’instar de cette mère impotente, obligé de communiquer via un interphone pour bébé et de chier devant sa propre fille car incapable de se déplacer. Face à ce quotidien pas très réjouissant, face à cette vérité probablement trop dure à supporter pour une jeune fille, Lucy va alors se fabriquer un monde chimérique, un rêve complètement fantasmé où elle vivrait un amour sans heurt avec Maxxie, imagée par cet extrait de chanson d’amour irréelle, sous projecteur scintillant, tandis qu’elle torche le cul de sa mère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais en vérité, c’est Michelle qui embrasse Maxxie, puisque en dehors de la tête de Lucy mais à l’école, nous sommes à la répétition d’une comédie musicale, où le professeur Bruce engueule ses élèves et tente par tous les moyens de leur faire passer un message aussi improbable qu’emphatique. La pièce qui doit être joué, irrésistiblement fantasque et décalée, est sensée raconter une romance sur fond d’explosions des Twins Towers et d’attentat terroriste. Tous les élèves sont invités à y participer, de Sid et Chris qui aide au décors, de Jal qui joue dans l’orchestre, même Tony qui regarde béatement sans trop comprendre et enfin Lucy qui doit s’occuper de la technique et qui en profite pour jalouser férocement Michelle, au point de manquer la faire écrabouiller en laissant tomber un des projecteurs.&lt;br /&gt;Il y a un parallèle assez truculent entre la vision truquée et fantasmée de Lucy et cette comédie musicale aussi improbable qu’idiote. Au-delà de se moquer de la sensiblerie américaine et de parodier leur patriotisme (seule une série anglaise pouvait se permettre cela), on peut remarquer qu’il y a là une sorte de refus de se confronter à la dureté des choses. De même pour Lucy, obligée de s’inventer des histoires, de mentir à sa mère en prétendant que Maxxie et son petit copain, de transgresser toutes règles pour se fabriquer un bonheur, afin de fuir un peu sa mère et son quotidien d’assistante pour personnes infirmes. Tout du long, on surfera sur une sorte de vague improbable, décalée, sans jamais savoir s’il faut en rire ou en pleurer. On est sur la corde raide. L’adolescence, c’est un peu ça, jongler avec les humeurs, sans pouvoir se résoudre à en choisir une et s’y tenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le monde créé par Lucy sera entièrement faux et en dehors des choses, et surtout se heurtera sans arrêt au réel, par exemple lorsqu’elle surprendra une discussion entre Maxxie et ses potes s’exaspérant d’être harcelé par une fan qui lui laisse des cadeaux, lorsqu’elle se verra refuser le premier rôle de la pièce sous prétexte qu’elle n’est pas assez belle ou lorsqu’elle aura l’occasion pour la première fois d’adresser la parole à Maxxie, lui demandant si elle célibataire, avant de se rendre compte qu’il ne s’agit que de la caser avec Anwar. Les déceptions sont rudes et on compatit pour cette fille, courant se réfugier dans un débarras. Rejointe par Michelle et Tony, elle retrouvera Michelle toute seule, déçue de voir qu’elle ne provoque plus autant d’effet sur Tony qu’avant son accident (il y a un lien entre l’impuissance à bander pour Tony et son incapacité à ressentir la moindre chose pour son bien aimée), et lui tiendra alors un discours stupéfiant. « &lt;em&gt;A croire qu’ils aiment tous nous humilier, les mecs font toujours ça&lt;/em&gt; ». C’est la rancœur qui habite le cœur de Lucy. Elle est en colère car elle sait que la réalité aura bien du mal à répondre à ses souhaits. En fait, elle n’a jamais voulu y adhérer, elle refuse de s’y inscrire, et plus que tout, elle a une frousse de devenir adulte et de devoir assumer ça : la connerie des gens, la concupiscence d’Anwar ou les pelotages lubriques de Bruce sur les fesses des jeunes adolescentes comme Michelle. On comprend dès lors que Lucy fait tout pour ne pas s’assumer en tant qu’adolescente : elle s’habille comme un garçon, avec chemise à carreau et bretelle, elle réduit sa poitrine avec un bandage étouffant et elle réduit sa touche féminine à une coiffure démodée, raie sur le côté, mèche tombante et barrette pour les cheveux, de plus, elle sera amoureuse d'un homosexuel, le seul garçon à ne pas pouvoir la satisfaire, reculant ainsi l'échéance d'une vraie histoire, peut-être plus moche, mais plus authentique. Lucy ne veut pas grandir. Dans le sens où elle va tout faire pour ne pas qu’elle le fasse dans le vrai monde, celui qui est pourri.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au lieu de ça, elle préfère s’inventer un rêve. Elle dira à Michelle : « &lt;em&gt;Oui mais tu te souviens de la première fois où vous vous êtes embrassés ? de cet instant magique qui a transformé ta vie ?&lt;/em&gt; ». Lucy est persuadée que c’est l’amour chevaleresque qui va la sauver de son quotidien. Et pour y parvenir, Lucy, prête à tout, s’en donnera les moyens coûte que coûte. C’est sur ce point qu’on touche à la folie. Car d’ordinaire bafoué, le rêve d’un futur plus agréable va ici être recherché, quite à se voiler la face et à se complaire dans la psychose. Le témoignage en est bouleversant.&lt;br /&gt;S’en suit alors une des plus meilleures scènes de l’épisode, incroyablement saisissante et poignante. Alors que Lucy pénètre par effraction dans la chambre de Maxxie, de retour de sa soirée, la voici qui transforme son aventure en véritable passage érotique. De retour avec la musique d’Aqualung, on suit une Lucy, suffocante et lâchant des soupirs de plaisir à chaque fois qu’elle découvre un objet à lui, ses posters ou son armoire. Toucher son lecteur CD devient une caresse et humer une chemise à lui, un jeu sensuel. L’érotisme détournée est plus que latent, et la projection que fait Lucy va monter crescendo jusqu’au bout du vice : la voici désormais revêtue de la chemise de Maxxie, allongée sur son lit et vue de dessus, pour une improbable séance de masturbation dans ses draps, instants de velouté et de frissons psychotiques époustouflant.&lt;br /&gt;Plaisir solitaire malheureusement interrompu par l’arrivée de Maxxie, obligeant Lucy à se cacher sous le lit pendant la nuit. En fin de compte, cet imbriglio va se convertir en chance inouïe pour elle, accomplissant ainsi ses souhaits de se rapprocher au plus près de l’homme qu’elle convoite : elle pourra s’endormir avec le souvenir de l’avoir vu se déshabiller et assistera à sa séance matinale aux premières loges. L’extrait noir et obscur des Black Rebel Motorcycle Club (il faudra rendre un jour hommage à la superbe BO qui accompagne chaque épisode de Skins) se conjugue parfaitement à l’espèce de réjouissance qu’observe Lucy lorsqu’elle cite en devinant les étapes du réveil de Maxxie, avec un taux d’exactitude qui fait froid dans le dos.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La folie de Lucy est une réalité et elle est encore plus réelle que lorsque sa mère lui dit qu'elle est &lt;em&gt;"une gentille fille"&lt;/em&gt;. Car Lucy, lorsqu’elle quitte son rêve avec Maxxie, retrouve alors sa mère, qu’elle surprend par terre, incapable de se lever et qui demande si elle s’est pissée dessus. Lucy l’aide, l’installe dans son lit, la change et lui donne des médicaments, avec tendresse et soin, veillant à ne pas dépasser les prescriptions du médecin. Mais cette fonction va générer de l’injustice chez elle. « &lt;em&gt;Il en a de la chance Maxxie de t’avoir&lt;/em&gt; », lâchera sa mère, complètement crédule. Ce décalage avec la vérité sera si insupportable pour Lucy qu’elle prendra les dispositions les plus radicales.&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;Maman, il faut que je te parle d’un truc&lt;/em&gt; » : alors qu’on s’attend à ce qu’elle avoue à sa mère avoir menti, la voici qui va encore plus loin, inventant mensonge sur mensonge, persistant dans sa mythomanie maladive. Au cours d’une scène où elle est bluffante de persuasion, elle va monter un bobard auprès du proviseur du lycée, et en compagnie de sa mère, témoigner d’une agression sexuelle par Bruce, le directeur de la comédie musicale. Elle raconte tout, avec détail et «&lt;em&gt; il ne m’a pas obligé à faire des trucs ou à regarder son machin. Il a dit qu’il adorait ça parce que j’avais des petits seins. Que je pouvais être un garçon &lt;/em&gt;». C’est crue, c’est grossier et c’est surtout horrible car faux. Les tremolos dans la voix, le vocabulaire pudique employé, la culpabilité savamment glissée de temps à autre, rendent la performance d’autant plus forte qu’elle mime un mensonge aggravé.&lt;br /&gt;Celui-ci va conduire le professeur de théâtre à être arrêté par les forces de l’ordre pour harcèlement sur mineur. Lucy va alors contempler son exploit du haut d’un couloir, regardant son méfait au-delà d’une fenêtre grillagée. Lucy vit dans son monde, qui est représenté ici comme une prison, une coupure de la réalité extérieure. Mais dans son monde, Lucy est satisfaite, ne ressent aucun remord, aucune culpabilité, et savoure. Il suffit de constater le regard qu’elle lance alors face caméra : il est tout simplement extraordinaire d’ambiguïté !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais finalement, est-elle si folle que ça ? N’est-ce pas la dureté du monde qui est fou ? Car tout au long de l’épisode, on ne cesse de montrer en arrière fond, une certaine violence omniprésente. Que le thème de la comédie musicale soit les attentats du 11 septembre n’est peut-être pas si étonnant que ça. On le rappelle le quotidien de Lucy, ce sont ces barres HLM, dont les vues d’ensemble s’attardent beaucoup, cet empilement d’appartements, de lieux de vie comme des cages, où se jouent des milliers de drames, dans l’indifférence générale, comme l’impotence de sa mère, dont seule s’occupe Lucy. Et là où l’horreur est sans doute la plus vive, ce n’est pas dans ce témoignage truqué visant à évincer le professeur de théâtre, mais dans le fait que ce type d’histoire peut réellement arriver et qu’elle arrive d’ailleurs fréquemment, avec ces relents de pédophilie sous-jacent.&lt;br /&gt;Et l’adolescence, en fin de compte, c’est ça : se confronter à cette réalité abjecte et injuste. La reconnaître et y trouver sa place. Y inclure sa personnalité, assumer l’absurdité et avancer cahin-caha. Seulement, Lucy refusera obstinément d’accepter la dureté de ce monde. Elle finira par l’éviter, l’occulter et y préférer largement des fantasmes montés de toute pièce. Ses réactions seront sans cesse surprenante et à contre-courant. C’est sans doute cela qui fait la force de cet épisode, cette persistance à vouloir s’enfoncer dans sa folie. Alors qu’à chaque fois qu’on se dit que Lucy va trop loin, elle rebondit sur un acte encore plus radical et pervers. De loin, cet épisode enchaînera les passages cultes, le plaçant à part dans la liste des centrics de la série, de par sa noirceur et surtout son pessimisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vérité sera cruellement renvoyée à la figure de Lucy. Celle-ci va alors prendre des décisions radicales. Tout obstacle à la réalisation de son rêve devra être écarté. L’adolescence, c’est assumer ses déceptions. C’est relativiser. Cet apprentissage n’est pas si facile et c’est pour cela que durant cette période, on voit les jeunes pleurer aussi bien pour une séparation futile que pour le décès d’un proche, pour une mauvaise note que pour une engueulade avec son meilleur ami. On est sur la corde raide, on tangue, parfois on tombe, mais on avance. Lucy refusera de faire tout cela. Pour elle, c’est trop dur, car ce serait alors reconnaître que si elle a passé son enfance à s’occuper de sa mère (elle le lui criera au visage : « &lt;em&gt;je n’ai jamais été élevée&lt;/em&gt; ») pour rien, sans signification, sans récompense, alors tout ceci serait cruel. L’adolescence, c’est découvrir finalement que l’honnêteté ne paie pas. Jouer les infirmières pour sa mère, avec l’absence totale d’un père pour aider, ce n’est pas la condition pour avoir le droit au bonheur par la suite. Ce n’est pas comme ça que les choses marchent (et on note au passage la philosophie de la série et sa position par rapport à la morale, thème traité avec une grande discrétion mais bien présent).&lt;br /&gt;Pour la petite Lucy, cette évidence sera insupportable. La confrontation avec sa mère cristallisera toute cette frustration avec une intensité incroyable. Sa mère a découvert que sa fille n’avait cessé de mentir, avertie par Maxxie lui-même, ce dernier ayant retrouvé dans sa chambre une barrette à cheveu appartenant à Lucy et ayant alors voulu avoir des explications. Lucy la traite de tous les noms, révèle son vraie visage, celui d’une furie, agressive et sans pitié, insultant sa pauvre mère de traînée, de sale infirme, et allant jusqu’à l’attacher à son propre lit. Les actes sont radicaux et témoignent de l’absence de limite que s’est fixée la jeune fille. Cette extrémité laisse pantois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lucy va alors se réfugier à nouveau dans ses chimères, souhaitant à tout prix jouer dans la pièce au cours de la représentation en public et surtout donner la réplique à Maxxie, espérant ainsi pouvoir lui montrer qu’elle ne fait que l’aimer. Piquant la place à Michelle, à qui elle a refilé les médicaments de sa mère qu’elle a fait passer pour des calmants contre le trac, ce qui a eu pour effet de déclencher des vomissements, elle va ainsi pouvoir reprendre le rôle principal et se jeter à corps perdu dans un univers nouveau, parfait, sans ombrage, irréel et merveilleux. C’est là qu’au cours d’une comédie musicale abracadabrantesque (mise en abîme parfaite et saugrenue du monde chimérique de Lucy), où les hommes d’affaires new-yorkais poussent la chansonnette et où des hommes-burger assurent le show, la petite Lucy va pouvoir complètement s’épanouir. Revêtue d’un costume d’homme et maquillée, bien coiffée, elle montrera qu’elle peut être éclatante, et fera preuve d’un talent pour la danse et le chant qu’on ne lui soupçonnait pas. Mais ce qui est fulgurant, c’est surtout le sourire apparue enfin sur son visage, qui s’illumine et se sublime par le bonheur qu’elle a d’être en compagnie de Maxxie. Même en coulisse, avant la scène finale, elle finira par avouer à Maxxie ses projets : « &lt;em&gt;tu crois au pouvoir de la magie ? quand on s’embrassera… quand on s’embrassera…&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;En retour, elle ne récoltera que l’aprêté de la réalité : « &lt;em&gt;je suis gay !&lt;/em&gt; » lui hurlera Maxxie. Mais alors qu’on pensait naïvement que Lucy ne s’était jamais rendu compte de ça, elle prouvera le contraire, argumentant même que cela ne lui pose pas de problème et qu’il existe des solutions, comme si l’amour suffisait à contourner toutes les contradictions. Les paroles suivantes, prononcées par Lucy, sont alors tout bonnement hallucinantes : « &lt;em&gt;Regarde-moi, je suis presque un garçon. Tu pourrais m’aimer&lt;/em&gt; », discours fantasque et à l’opposée de la réalité. Maxxie est effaré, dégoûté par ce déni : « &lt;em&gt;tu es complètement siphonnée&lt;/em&gt; ». Mais juste à ce moment-là, surgit l’homme-burger, sensé représenté l’Amérique dans toute sa splendeur, qui monte sur scène et hurler un boogie-woogie enflammé, et on se demande qui est vraiment siphonnée : Lucy ou bien la société de consommation dans lequel on vit ?&lt;br /&gt;L’ardeur de Lucy dans sa complainte serre la gorge, elle y met toute sa force pour essayer de se faire comprendre, pour ajuster sa réalité avec celle de Maxxie, pour rendre vivant et tangible son désir d’amour absolu et improbable. Elle prend alors la main de Maxxie et la plaque sur sa poitrine écrasée : « &lt;em&gt;Touche, je suis presque un mec. Tu sens mon cœur qui bat la chamade ? C’est parce qu’à la fin de la pièce, tu m’auras embrassée. Quand tu m’auras embrassée, tout changera. Tu vois pas que je t’aime ?&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme un signe avant coureur, le crash des avions et l’explosion des immeubles dont on n’entend que les bruits des coulisses, semblent annoncer à Lucy que la réalité est brutale. Car après un dernier chant merveilleux, au milieu des décombres, une chanson hilarante au début de l’épisode mais désormais poignante et tristement lyrique (« &lt;em&gt;Once I was only a banker, I dreamt about downjones, I didn’t see my credit was running out&lt;/em&gt; » ce à quoi réplique «&lt;em&gt; I was always smiling at the morning but you never saw me, you were too busy&lt;/em&gt; », avant la réconciliation « &lt;em&gt;then in a day Oussama blews us away and now you know how I feel&lt;/em&gt; »), et une conclusion en happy end, où le baiser se poursuit comme dans un rêve, avec cette caméra qui s’enfuit vers le haut, comme tant tout bon film américain, Maxxie susurre alors à l’oreille de Lucy : « rien, ça ne m’a rien fait ». Il suffit alors de voir le visage déconfit de Lucy pour comprendre que tout à coup, son rêve, son rêve qu’elle avait fabriqué de toute pièce, au prix de multiples sacrifices, se brise en mille morceaux.&lt;br /&gt;Devant un public abasourdi, elle se met alors à le gifler et à gueuler : « &lt;em&gt;non ! non ! ça ne va pas se passer comme ça ! ah ça non !&lt;/em&gt; ». Maxxie se met à l’insulter et à la traiter de folle, la laissant toute seule sur scène, sous le projecteur, en train de pleurer, humiliée, incomprise et abandonnée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La rage sera immense : on retrouve Lucy dans sa chambre tout détruire et tout saccager, déchirant toutes les photos de Maxxie, avant de s’effondrer en larme, au cours d’une scène bouleversante (avec Cat Power en BO). Alors Lucy va accepter son sort : elle détache sa mère, enlève son bandage et met une belle robe noire, la symbolique est forte, elle redevient une femme, retrouve des formes et s’assume dans sa féminité. C’est cela le passage vers l’âge adulte et tout le dilemme de l’adolescent : accepter son corps.&lt;br /&gt;Seulement, tout n’est pas aussi simple, car alors que Lucy va réveiller Anwar et lui proposer de montrer dans sa chambre en cachette pour faire l’amour avec lui, jurant qu’elle n’a jamais été amoureuse de Maxxie, alors qu’on pense qu’elle a tournée la page, voilà qu’en fait, elle fait l’amour avec lui tout en admirant une photo de Maxxie posée sur la table de chevet.&lt;br /&gt;La fin de l’épisode est cruelle mais aussi superbement forte. Elle montre que beaucoup d’adolescents acceptent parfois de grandir avec résignation. Ce qui peut conduire à des actes dangereux. Ici, Lucy accepte de se faire dépuceler, au cours d’une scène mi-comique, mi-tragique, où Anwar s’y prend comme un minable, sans aucune tendresse, ni empathie, et où Lucy semble s’en moquer, le regard dans le vide, ne ressentant aucune jouissance, mais subissant les secousses de son partenaire inexpérimenté, acte sexuel sans saveur, et bien triste&lt;/span&gt;. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/211863550039172417-4853156526288513909?l=ablogdeskins.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ablogdeskins.blogspot.com/feeds/4853156526288513909/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ablogdeskins.blogspot.com/2010/03/episode-202.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/211863550039172417/posts/default/4853156526288513909'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/211863550039172417/posts/default/4853156526288513909'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ablogdeskins.blogspot.com/2010/03/episode-202.html' title='Episode 202'/><author><name>Victor Provis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00567463452022484844</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-211863550039172417.post-8400889027911299873</id><published>2010-01-24T06:20:00.000-08:00</published><updated>2010-01-24T06:27:45.282-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='saison 2'/><title type='text'>Episode 201</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_gazqpP82NH8/S1xYq-2zkII/AAAAAAAABx4/kx7BXmVpa1g/s1600-h/1209681841_49a39614-15cc-4e87-802f-a1ab8c0d392c_extra.jpg"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 200px; FLOAT: right; HEIGHT: 150px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5430312746152595586" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_gazqpP82NH8/S1xYq-2zkII/AAAAAAAABx4/kx7BXmVpa1g/s200/1209681841_49a39614-15cc-4e87-802f-a1ab8c0d392c_extra.jpg" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cc9933;"&gt;Tony et Maxxie&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Skins a le mérite génial de détruire tout ce qu’il a construit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A commencer par le personnage de Tony, comme en témoigne cet épisode, passé à l’état de légume, diminué par une commotion cérébrale. Le contraste est si saisissant avec ce qu’on connaissait de la première saison, qu’on se demande comment la série va s’en sortir avec ce nouveau canevas. Et de jubiler à l’avance. Skins démonte ses propres idoles.&lt;br /&gt;On prend les mêmes et on recommence, dit l’adage. Sauf qu’ici, on ne prend pas exactement les mêmes mais on recommence. Jolie pied de nez. Lançant le ton de la saison entière, qui se voudra plus dramatique, plus méchante, plus authentique encore, plus désespérée aussi, cet épisode jouera avec les attentes du public, pour en prendre sans cette le contre-pied, se placer à revers, en léger décalage, juste ce qu’il faut pour déstabiliser et surtout jouer sur les émotions. Car maintenant qu’on est attaché à ces adolescents, qu’on les connaît, qu’on a dessiné leurs personnalités, on peut dès lors s’amuser à aller plus loin, à déconstruire, pour reconstruire par-dessus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du reste, cet épisode affine la définition de l’adolescence. Après une première saison qui en tirait des traits grossiers : hédonisme, refus de voir la réalité, affranchissement des contraintes, affirmation de soi, la deuxième saison va briser menu toutes les espérances. Car l’adolescence ce n’est pas cet assemblage de clichés libertaires. C’est avant tout être capable de voir la réalité, d’accepter ses contraintes et surtout sa fatalité, pour en assumer toutes les responsabilités. Et c’est ça qui va être dur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce sont d’ailleurs, une fois n’est pas coutume, les parents qui vont donner la meilleure définition de l’adolescence. C’est suffisamment rare pour le souligner, mais ici les adultes ne seront pas caricaturés comme opposition grotesque aux enfants. On les voit plutôt ici avec leurs propres névroses, complètement dépassés par la tournure des événements. Et lorsque le père de Tony, accablé par l’état de Tony, devenu jeune larvaire impotent suite à son accident, s’en va rejoindre le père de Maxxie, pour une discussion autour d’un wisky, celui-ci s’épanche et avoue son impuissance. Aux travers de sa confession, on en apprend plus sur ce que c’est qu’être adolescent : « &lt;em&gt;je ne le reconnais plus&lt;/em&gt; ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'épisode s’ouvre sur une vue d’église et de vitrail, avec un orgue en fond sonore, ce qui fait penser à des funérailles, et donc que Tony est mort suite à son accident. Au lieu de ça, on assiste à une répétition de danse avec Maxxie et ses amis, sur fond d’électro-dumb. Une ode à la vie en sorte. Totalement mal venue avec le contexte. Comme si on se moquait du malheur.&lt;br /&gt;Tony est bien là du reste, hagard, inexpressif, à regarder ses amis, sauf qu’il n’a pas d’avis, il est comme parti, c’est encore pire que la mort, ce n’est plus le Tony qu’on connaissait. Il marche voûté, il a peur de tout, surtout des bus, on dirait un enfant craintif, il le regard dans le vague, il faut lui découper sa viande, des petites filles le traitent de débiles, il ne souvient plus de rien.&lt;br /&gt;Le voir dans cet état est bouleversant, il y tant de disparité avec celui qu’on connaissait auparavant manipulateur et séducteur, presque tenant le monde entre ses mains. Seulement la réalité l’a rattrapé, et brutalement du reste, lui ôtant toutes ses capacités. Le parallèle est intéressant entre Tony et Maxxie, l’un voit ses rêves brisés à cause de son accident, l’autre veut les faire aboutir. Tandis que Maxxie danse sur le terre plein de sa cité HLM, avec une totale maîtrise de son corps, Tony galère à tenir un stylo pour signer son entrée au lycée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’ensemble vire au tragique, et il faut avoir le cœur bien accroché pour aborder tout l’abattement qu’entraîne cette situation. Il suffit de voir la mère de Tony désespérée devant les installations et le système d’alarme dans les toilettes, bassesse absolue démontrant avec une crudité acide le manque d’indépendance de Tony, autrefois notion même de l’indépendance. Est-ce là à voir un parallèle avec la définition de l’adolescence ? Après tout la jeunesse n’est qu’une aspiration à s’affranchir, se croire capable de tout, selon ses propres volontés, mais la réalité rattrape toujours les choses, et finalement Tony ne fera pas ce qu’il veut, car on ne peut pas faire ce qu’on veut. Ce qui génère une frustration incroyable. Une colère qui s’exprime face aux contraintes. Comme si on était bâillonné. Tony se sent exclue à ne pas pouvoir sortir faire la fête avec ses amis, même Chris et Jal n’ose pas s’approcher trop près de lui à l’abri de bus, de peur d’être contaminé, comme si Tony leur rappelait avec trop d’âpreté que la vie ne tient qu’à un fil et qu’on peut être rattrapé par la misère plus vite qu’on ne le pense, le père de Tony finit même par s’énerver, Tony lui-même s’énerve, il en pleure, il se roule par terre, il doit être réconforté par ses parents, cette scène est insolente de pathos.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette tension est palpable de bout en bout, mais il y a malgré tout un humour sous-jacent : Effy s’amuse avec les installations de toilettes, découvrant que le jet d’eau peut lui faire beaucoup de bien, la mère de Tony raconte une blague cochonne mais Tony rigole à une autre blague sortie par Chris quelques minutes auparavant, en pure décalage ce qui mettre toute la famille mal à l’aise, Anwar se transformera en assemblage ridicule de clichés sur le monde du rap, à l’opposé de la sobriété de Tony. Ce qui donnera lieu à un ton très grinçant, du détachement et un cynisme des plus savoureux. Voire même du second degré : lorsque Tony sortira avec sa sœur, maquillée et vêtue comme une emo sexy et au style ravageur, il lui dira « &lt;em&gt;tu n'es qu'une jeune fille&lt;/em&gt; », quant à elle, elle répliquera : «&lt;em&gt; et toi, tu es barge&lt;/em&gt; ». Ces termes finalement ne sont pas si antinomiques, en s’additionnant (« jeune » et « barge »), ils formuleront la définition de l’adolescence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La situation n’est d’ailleurs pas des plus joyeuses pour tout le monde : Sid n’ose toujours pas voir son meilleur ami, traumatisé par son accident, il l’évite soigneusement, préférant rester dans sa chambre et filtrer ses appels, se languissant de Cassie, qui elle, visiblement s’amuse en Ecosse en compagnie de garçons. Quant à Michelle, elle ne s’en remet toujours pas, elle qui avait cru à l’amour de Tony et qui voit son couple se briser, préférant alors noyer son chagrin en se prenant des cuites et en sortant avec tous les mecs de passage. On est loin de l’image glamour de l’adolescence, tel qu’on peut la rêver. Ici, les adolescents seront perdus, agressifs, à l’image de ces jeunes voyous homophobes harcelant Maxxie, désappointés et la recherche d’évasion ne sera plus vécu comme un idéal mais comme un palliatif. Michelle se torchera à la vodka par dépit, Sid carburera à l’ecstasy pour oublier. En fait une sorte de menace planera aux environs de ces jeunes. Menace indicible, invisible même, mais bien présente. Cette crainte sera symbolisée de manière superbement subtile et trompeuse par quelques flashs photo apparaissant au loin, d’une des nombreuses fenêtres des immeubles HLM de la cité où vit Maxxie. On ne sait pas qui prend les photos, ou bien même s’il s’agit de prises de vue de Maxxie, ni qui est derrière tout ça, mais l’angoisse survient malgré tout.&lt;br /&gt;Même les fêtes géantes, habituellement refuge et palliatif à cette angoisse, ici rave party improbable dans une demeure abandonnée en pleine forêt, ôtera ses attraits pour devenir le lieu d’une oppression de tous les instants. Le trip de Sid, kaléidoscopique, sera tournoyant, à en faire mal à la tête, les lasers seront irritants, la réalité s’échappera pour un mix de tortures et autres violences. Lorsque Tony voudra se joindre à la fête, il en subira les pires effets, bousculé, écrasé, souffrant d’une ochlophobie croissante, criant qu’on vienne le sauver, qu’on l’extirpe de là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la sortie, dans le parc, tandis que les spots lumineux et les lanternes éclaireront les branchages et que quelques jeunes discuteront autour de leur gobelet en plastique, Michelle viendra se retirer, probablement honteuse d’elle-même, ou en tout cas gêné par le regard réprobateur de Sid lorsqu’elle se laissait enlacer par deux garçons. Ce dernier vient d’ailleurs la rejoindre pour lui demander des comptes. Autrefois amis, souriant, s’envoyant des vannes, l’innocence sera dissolue, et on aura le droit à un dialogue, amer, acide, adulte en somme. Cette scène est une des meilleures de l’épisode, et elle lance le ton de la nouvelle saison à venir : plus ambiguë, moins évidente, plus laborieuse. Michelle avoue éviter Sid pour la simple et bonne raison qu’il lui rappelle trop Tony. « &lt;em&gt;A chaque fois que je te vois, je le vois lui&lt;/em&gt; » reconnaît-elle. Confession ingrate du point de vue de Sid, lui qui a passé tout son été à venir au chevet de Tony, à l’hôpital, suivant l’évolution de sa santé, espérant son rétablissement. Mais agir de manière responsable n’est pas si évident que ça pour un jeune de l’âge de Sid, qui a encore tant de choses à régler, d’ailleurs dès que Tony sera remis sur pied, le revoir, affronté ses facultés amoindries, sa personnalité réduite, sa perte de mémoire, sera beaucoup trop dur. Alors Sid agira en lâche et fera tout pour l’éviter, malgré les suplices de Tony, le quémandant toujours. Comme quoi, la maturé ne s’acquiert pas aussi rapidement. Lorsque Tony surprendra cette petite discussion au pied des arbres, silencieux, tranquille, le malaise sera criant. Tony a-t-il compris de quoi il s’agissait ? A priori oui, vu la phrase qu’il lâche avec une expression stupéfiante au regard de la détresse qui doit l’habiter en son for intérieur : « &lt;em&gt;un jour je me souviendrai de tout&lt;/em&gt; ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un peu comme si à ce moment là, Tony pourrait alors devenir lui-même, enfin devenir un adulte. L’adolescence, finalement, période de transition, semble être une zone de turbulence, où l’individu se détache de sa personnalité, se cherche, tâtonne, essaye, avant de s’ajuster, de faire coïncider plusieurs pans, et se tracer droit. Cette quête d’identité, trame principale de la série Skins, servira de fond pour les scénarios à venir. Et il est donc logique de terminer l’épisode sur Tony cherchant à écrire son nom : autrefois zigzaguant, brouillon, comme indéfini, avec effort et instinct (comme le dit Maxxie), le tracé deviendra régulier, symbole d’identité. La crise adolescente, c’est ça, c’est l’envie de Tony d’écrire son nom sur un papier, s’affirmer en tant que soi.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/211863550039172417-8400889027911299873?l=ablogdeskins.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ablogdeskins.blogspot.com/feeds/8400889027911299873/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ablogdeskins.blogspot.com/2010/01/episode-201.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/211863550039172417/posts/default/8400889027911299873'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/211863550039172417/posts/default/8400889027911299873'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ablogdeskins.blogspot.com/2010/01/episode-201.html' title='Episode 201'/><author><name>Victor Provis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00567463452022484844</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_gazqpP82NH8/S1xYq-2zkII/AAAAAAAABx4/kx7BXmVpa1g/s72-c/1209681841_49a39614-15cc-4e87-802f-a1ab8c0d392c_extra.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-211863550039172417.post-8887536503380665638</id><published>2009-12-07T04:04:00.000-08:00</published><updated>2009-12-07T04:12:59.009-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Analyses'/><title type='text'>Episode 109</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_gazqpP82NH8/Sxzw1RO4wtI/AAAAAAAABuo/4vCabqSffjQ/s1600-h/1455023193_small_3.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 200px; FLOAT: right; HEIGHT: 200px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5412465650142069458" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_gazqpP82NH8/Sxzw1RO4wtI/AAAAAAAABuo/4vCabqSffjQ/s320/1455023193_small_3.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#663300;"&gt;Everyone&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;C’est arrivé tellement vite qu’on a l’impression qu’il ne s’est rien passé. Et pourtant, il semblerait bien qu’il y ait eu un clash. Pendant une fraction de seconde, on aperçoit une masse verte lancée à toute vitesse mais la vision est trop fugace. On se retrouve avec toujours ce même plan. Sauf que Tony a disparu. Et on entend au-delà du champ ce bruit affreux d’un freinage qui survient trop tard. On fait le lien. On réalise toute l’horreur mais avec ce bizarre sentiment d’irréalité. Car l’action survient au-delà de la caméra. Comme si rien ne pouvait être réel lorsque ce n’était pas montré.&lt;br /&gt;Le trouble est encore plus criant lorsque l’horreur est suggérée par les hurlements d’Effy qu’on entend au travers le téléphone de Michelle, assise aux toilettes et troublée par cette action qu’elle ne voit pas mais devine à peine. Car la fatalité de l’accident a du mal à être saisie dans son caractère tangible. On a tendance à l’occulter. Comme cet épisode le fait en évitant soigneusement de montrer le résultat. L’action file à toute allure. Trop pour qu’on puisse y accorder de l’importance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela ne veut pas dire que la fatalité n’est pas là. Au contraire, elle possède toujours son imprévisibilité et sa tendance à briser des destins. Elle rode. Mais le propre de l’existence est de faire semblant de ne pas y croire. D’esquiver les échéances et les coups du sort. En soi, l’adolescence, c’est ça. On prend conscience de notre mortalité. Cette fragilité doit être compensé par une action toujours plus vive et une insouciance plus poussée. Comme un défi. Mais la réalité rattrape toujours les gens, comme elle a rattrapé Tony.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, tant que ça n’arrive pas, on n’y croit pas. On pense à autre chose. On pense que rien ne changera. L’esprit adolescent, c’est le prolongement, le rendu infini des choses futiles. Tony prend son portable, il appelle Michelle, il lui avoue son attachement, il lui dit tout ce qu’elle a voulu entendre, pardon, tout ce que nous, on a voulu entendre, il se déplace sur la route parce qu’il n’a pas assez de réseaux, Michelle pleure de joie, on se dit qu’ils vont se remettre ensemble car finalement leur couple est plus fort que tout, l’adolescent, c’est ça, c’est l’immortalité de la jeunesse, la préservation de la rébellion, on entend bien le bus arriver, mais on ne le voit pas, alors on y prête pas attention, on a l’impression qu’il n’existe pas, mais il est bien là et la seconde d’après, Tony est valdingué violement et sort du champs de manière si brutale que ça en est choquant. Traumatisant presque. Et vaguement cynique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car le génie de Skins, le génie de cet épisode final qui a passé tout son temps a jouer avec les chassés croisés de manière à résoudre les intrigues qui s’étaient instaurées au cours de la saison (Chris et Angie, Sid et Cassie, Maxxie et Anwar, Tony et Michelle), est de briser menue toute idée de happy end. Alors qu’on pensait que tout allait plus ou moins s’arranger, malgré les vicissitudes, car l’adolescence, c’est cela, tout s’arrange, voilà que tout est bouleversé par la stupidité. Car il n’y a rien de plus stupide. Et en même temps, cela nous renvoie à notre propre existence : nous ne sommes que stupide. Rien n’a de sens puisque tout peut se déconstruire sans raison. En quoi peut-on trouver de la motivation si le couperet peut tomber avant tout aboutissement ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette question cruciale est au cœur du mal-être adolescent. En somme doit-on s’investir si tout n’est qu’absurdité ?&lt;br /&gt;Il est donc tout à fait normal de retrouver alors Sid qui se lance à cœur perdu vers sa réalisation. Cette décision – rejoindre et retrouver Cassie avant que celle-ci ne parte en Ecosse – va donc s’accompagner d’une parcours dans Bristol, à pied, en bus, jusqu’à la rejoindre sur un banc.&lt;br /&gt;On bascule pour cette scène dans une fin de partie absolument extraordinaire car véritablement étrange !&lt;br /&gt;Alors qu’on a à peine de réaliser que Tony a eu un grave accident qui remet tout en cause, voilà qu’on enchaîne avec Sid aux toilettes, rejoints par deux inconnus aux pissotières, et soudain, ils se mettent à chanter les paroles de « Wild World » de Cat Stevens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les dernières minutes de ce final seront époustouflantes d’émotions. On voit Sid progresser dans les rues ou les collines de Bristol, sortant du lieu où était célébré l’anniversaire de Anwar pour monter dans un bus et retrouver Cassie, le tout dans une nuit qui se termine progressivement. Alors que la brutalité de l’accident de Tony chamboule encore les têtes, on atterrit dans des actions hors contexte, floue, comme étanche à la réalité, exactement comme ce qu’il se passe dans la tête des adolescents : un refus de voir les choses, les responsabilité à prendre, et n’agir, ne progresser que vers l’avant, en occultant le reste, pour ne privilégier que ce qui prime : l’attachement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les paroles seront chantées successivement par les acteurs de la série, de manière ahurissante et étonnante, mais poignante d’authenticité. La vie dans Skins, ce n’est pas que des bons sentiments, la victoire du bon, c’est un entre deux eaux, de la subtilité et un cynisme percutant et trash. On voit Chris, triste mais victorieux, obsédé par Angie, dont la névrose lui échappe, et rentre en contradiction avec ces chimères d’adolescent et sa propension naïve à croire que tout s’arrange du moment qu’on le veut. On voit Michelle s’attarder sur son portable et ne rien comprendre. On voit Effy pleurer et Tony, le sang à la bouche, continuer à chanter, comme si ce qu’il lui était arrivé n’était pas réel. On voit surtout Sid déambuler avec détermination, ignorant ce qu’il se passe autour de lui, prendre le bus, ce qui fait le parallèle avec l’accident de Tony, bravant de manière métaphorique tous les dangers, grimper une butte pour s’asseoir sur un banc avec Cassie, tout en chant les paroles de Cat Steven avec vigueur et une sincérité qui pince le cœur. Tout bonnement magnifique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Retrouver Cassie sera vécu par Sid comme l’unique moyen de trouver un sens aux choses : ne pas se sentir seul, créer une connexion, seule parade à l’absurdité du monde. Il est donc tout à fait normal, lorsque tout à coup, la chanson s’arrête, que les deux jeunes se prennent la main et se disent « salut ».&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/211863550039172417-8887536503380665638?l=ablogdeskins.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ablogdeskins.blogspot.com/feeds/8887536503380665638/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ablogdeskins.blogspot.com/2009/12/everyone-cest-arrive-tellement-vite.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/211863550039172417/posts/default/8887536503380665638'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/211863550039172417/posts/default/8887536503380665638'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ablogdeskins.blogspot.com/2009/12/everyone-cest-arrive-tellement-vite.html' title='Episode 109'/><author><name>Victor Provis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00567463452022484844</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_gazqpP82NH8/Sxzw1RO4wtI/AAAAAAAABuo/4vCabqSffjQ/s72-c/1455023193_small_3.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-211863550039172417.post-7381418973191170803</id><published>2009-11-09T13:26:00.000-08:00</published><updated>2009-11-09T13:31:57.895-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Analyses'/><title type='text'>Episode 108</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_gazqpP82NH8/SviKNfyIwNI/AAAAAAAABto/gv920paA4Kc/s1600-h/8-1.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 250px; FLOAT: right; HEIGHT: 138px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5402219717505630418" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_gazqpP82NH8/SviKNfyIwNI/AAAAAAAABto/gv920paA4Kc/s400/8-1.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#330033;"&gt;&lt;strong&gt;Effy &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Cet épisode n&lt;/span&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_gazqpP82NH8/SviKHDjoOTI/AAAAAAAABtg/CtpGoK4ketc/s1600-h/8-1.jpg"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;e traite pas réellement d’Effy mais plutôt de Tony. Et c’est a priori normal puisque Effy ne parle pas. Les seuls mots qu’elle prononcera surviendront une fois qu’elle sera shootée à mort à l’héroïne pure. Je les restitue dans leur intégralité car ils sont importants :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;Dès fois je me demande si je ne suis pas faite à l’envers. Si ma mère ne m’a pas sortie à l’envers. Dans ma tête, tout est à l’envers. Les mots sont à l’envers. Les gens que j’aime, je les hais, et les gens que je hais, je les…. &lt;/em&gt;»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Effy déteste le monde. C’est tellement vivace, tellement ancré dans sa personnalité, elle qui brûle tout ce qui bouge, et qui se réjouit dès lors qu’il est possible de tout détruire, y compris elle-même (il suffit de voir ses tenues vestimentaires, entre style emo et sado-masochisme), que ça en devient un paradigme. Le problème, c’est que Effy est intelligente. Mais cette intelligence la ravage, la pourrit de l’intérieur, elle a une vision tellement cynique du monde, de ses parents, exemples parfaits de la beaufitude, qu’elle souhaite tout faire exploser. Franchir tous les interdits. Il n’y a plus de limite dans la tête d’Effy puisqu’il n’y a plus de valeurs, ni de morales. Les adultes sont pitoyables. Il lui faut donc de l’excitation, de la dangerosité, de l’effronterie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela la conduira à devenir la victime expiatoire d’une terrible vengeance. Car, je le répète, l’objet de cet épisode, c’est Tony.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il le dit lui-même : « &lt;em&gt;je suis en train de vivre la nuit la plus étrange de toute ma vie&lt;/em&gt; ». Et c’est vrai. L’atmosphère de cet épisode sera particulièrement bizarre : inquiétante, anxiogène, glauque. Il faut dire que tout sera tourné en nocturne. Ou bien dans des locaux incongrue comme une rue en dessous d’un pont, un entrepôt, ou un centre sportif, recyclé en lieu pour rave party, avec ses murs peints en couleur fluorescente ou ses lumières rouges, aveuglante et allarmante. Même les endroits usuels seront détournées par les images : la place de Bristol, avec son bassin d’eau qui reflète les néons de la ville, la chambre de Chris avec ses aquariums et ses projections ou la chambre même de Effy, complètement déformée par les bougies et les multiples facettes colorées. La ville de Bristol sera vue au travers un filtre. On sent des influences évoquant Blade Runner, ou certains mangas comme Akira ou Ghost in the Shell. Même la traversée de la ville en voiture sera angoissante, de part la couleur criarde se reflétant sur le pare-brise, et témoignant des zones peu recommandables fréquentées pour chercher Effy.&lt;br /&gt;L’épisode, globalement, sera anxiogène, avec cette ambivalence, ce flou, cette impossibilité de se reposer sur des bases saines. Même en lieu sûr, à la maison, autour de la table familiale, le ton sera particulièrement étrange, avec ce père à côté de la plaque, son couteau électrique à la main déchiquetant des cuisses de poulet en un bruit de succion rebutant. La chambre d’Effy et ses murs de tâches de couleur se transforme en lieu de culte, de rites sataniques, tandis que celle de Tony, avec ses néons d’hôpital se transforme en repère aseptisé, dépourvu de la moindre émotion. D’ailleurs, il n’y aura pas de chaleur dans cet épisode, d’où l’impossibilité de tourner en plein jour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette déformation de la réalité, avec ces chausses trappes, ces faux-semblants, ces personnages d’apparence sympathiques, qui se transforment tout à coup en sociopathes, ces masques, comme celui du gorille qui revient par deux fois, ces pièges, peut se voir aussi comme la transposition des peurs des adolescents. Face au monde adulte, à celui des responsabilités, le monde du dehors, les jeunes s’imaginent des cauchemars, cauchemars qui vont devenir ici réalité. Tony, tout au long de ce qui ressemble à un parcours initiatique, va être confronté aux angoisses les plus existentielles : l’abandon, la baisse d’estime, le poids des responsabilités, la séparation, l’inceste, l’humiliation et enfin, le plus terrible, la mort. Devant ses appréhensions qu’il refoule le plus clair du temps, ou qu’il refuse de voir, Tony, comme sa sœur du reste, adopte un comportement de fuite, de dédain, de moquerie. Là où Effy se réfugie dans l’incommunicabilité et le franchissement de tous les interdits, Tony manipule les gens comme des marionnettes. Tout deux transforme le monde comme il le souhaite. Etant donné que le monde est en soi angoissant, tout deux, vont le modifier selon leur bon vouloir pour le trouver plus rassurant car façonné par eux-même. Se laissant embarquée dans les drogues ou une sexualité permissive, Effy se réfugie dans un monde chimérique, tout en ayant l’impression de garder le contrôle et de provoquer les événements. Même chose pour Tony, qui de par ses belles paroles et son intelligence, va agencer les choses et les gens de telle manière qu’il va s’en satisfaire, en ayant l’impression de là aussi tout contrôler. Tous les deux sont à la recherche de paradis artificiels, le plaisir dans les drogues et le sexe pour Effy, le plaisir dans le sadisme et la manipulation pour Tony. Ce sont des névroses qui sont à l’origine de ces comportements négationnistes. Et notamment une peur incontrôlable d’éprouver des sentiments. Car éprouver de l’attachement, c’est accepter perdre le contrôle et interagir avec les gens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Celui qui résumera le mieux l’attitude de Tony, ce sera Sid. Sid, son bon copain, mais aussi sa marionnette préféré et consentante. La confrontation aura lieu alors que tout deux sont au rendez-vous fixé par les types avec Effy, adossés sur la voiture du père de Sid, et jetant des regards curieux autour d’eux, zone abandonné et pas très rassurante. Après que Tony ait rabâché son histoire avec Michelle, estimant que Sid a tout fait foiré, ce dernier craque et ose ce qu’il n’a jamais osé faire : se rebeller. Il lui demandera pourquoi ils sont toujours amis. Ce sur quoi, Tony lâchera des mots cruels envers lui. Le dialogue qui suit est saisissant, un des sommets de cette première saison, avec un Tony bluffant d’insensibilité et un Sid pathétique et les larmes aux yeux d’un trop plein de colère refoulée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;em&gt;- C’est bizarre, hein ? Je fais des trucs qui toi te font flipper, je couche avec des filles, tandis que toi, tu les pousses à faire des tentatives de suicide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Arrête…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu es en train de serrer les poings ? Si tu veux me casser la gueule, vas-y, te gêne pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu sais que j’ai toujours été en admiration devant toi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Oui. Je sais aussi que tu passais tes nuits à te masturber en pensant « quand je serai grand, je serai comme Tony »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Et aujourd’hui, je prendrai ta place pour rien au monde ! Tu as toujours été égoïste, ça je l’ai vite compris. Tu n’hésitais pas à nous manipuler pour parvenir à tes fins. Ça se tient. Mais là maintenant, tu nous manipules juste pour prendre ton pied. Tu fais des coups de putes à tout le monde et je ne pige pas pourquoi. Tu n’as plus un seul pote, tu n’as plus de meuf et même ta sœur ne répond pas quand tu l’appelles. Tu as raison : elle est maligne Effy.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout le nœud de la relation entre Tony et Sid va être cristallisée ici. Car en effet, las du comportement de Tony, exclusivement égoïste, et défensif, Tony ne pouvant pas se livrer (et il faudra attendre la fin de cet épisode, soit le huitième depuis le début, alors que la série s’est pourtant ouverte avec un centric sur ce personnage, pour qu’il se confie enfin), Sid va lui aussi l’abandonner, et concrètement du reste, puisqu’il part avec la voiture. Il en profitera pour enfin aller voir Cassie et lui dire qu’elle lui plaît. Pendant ce temps, Tony sera renvoyé à ses démons : il sera seul. Tony et son succès, Tony et ses amis, Tony et les filles, tout ceci n’a été qu’une illusion. Et cet épisode va en montrer les conséquences.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais revenons en arrière. Tout d’abord, Tony va se retrouver abandonné de tous, de ses amis, désireux de faire la fête sans lui, puisque Michelle ne souhaite plus lui parler, il aura beau laisser des messages, même Sid ne daignera pas répondre. Pendant ce temps, parallèlement, Effy fait la fête. Elle investit avec une copine aussi idiote que bavarde, un entrepôt laissé pour la nuit, où elle va en profiter pour utiliser toutes les machines d’entreprise et succomber au charme d’un beau jeune homme. Et lorsque Tony doit rejoindre sa sœur au commissariat, il la voit monter avec des inconnus qui semblent l’avoir kidnappée. Effy, complètement shootée se laisse faire, sans la moindre conscience du danger, dans une attitude complètement passive. Effy croît manipuler tout le monde et n’être atteinte que par peu de choses, mais en réalité, elle s’expose beaucoup trop. Tony, lui, veut lui courir après mais se fait tabasser sur le trottoir. A priori dissociée, les deux histoires semblent se rejoindre, sans que l’on comprenne pourquoi, et là, on commence à avoir peur.&lt;br /&gt;Après des heures et des heures de recherche dans tout Bristol, où Tony fait appel à Sid, il finit par aboutir sous un pont, là où un inconnu lui a donné rendez-vous. L’endroit n’est guère engageant. Et Tony doit suivre un type en scooter qui refuse de lui parler et se contente de lui prêter un casque de moto. Flippant. Il se dirige alors dans un centre sportif laissé vacant pour la soirée mais squatté par une bande de jeunes, faisant une rave partie. Celle-ci est des plus étranges, il y a du monde dans toutes les pièces, s’embrassant, faisant l’amour, dansant, se droguant, des gens dont on ne sait d’où ils sortent. Au grès des déambulations dans une ambiance des plus glauques, avec ces néons et ces lumières de discothèques, Tony entre dans une salle de billard. Là, il retrouve le frère d’Abigaïl, qu’il avait humilié précédemment, et qui l’attendait justement pour se venger. Avant d’appeler l’hôpital pour soigner Effy, tombée dans les pommes depuis une dose fatale d’héroïne, il propose un marché à Tony : coucher avec sa propre sœur. En pleur, dépouillé, au sol et rué de coups dans les côtes, Tony s’avouera vaincu. On le retrouve quelque temps plus tard, en caleçon, couvert d’ecchymoses, perdu, titubant dans la nuit et le noir, portant sa sœur dans les bras. A l’hôpital, il veillera sur sa sœur, qui s’en remettra d’après le médecin, accablé du poids de la culpabilité et de la peur de la perdre. Ses parents ne manqueront pas de le juger responsable de la perte d’innocence de la petite Effy.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n’est que là, qu’après s’être heurté à la réalité de la vie d’adulte que Tony va commencer à prendre du recul. Au cours d’une scène touchante, où il est assis avec Sid qui lui apporte un coca, il avouera ne pas se sentir bien dans sa tête. Le réconfort apporté par Sid, sa placidité, est une belle preuve d’amitié, malgré tout ce que s’est pris dans la gueule le pauvre Sid. Ce dernier, au service de Tony, a même dû interrompre son premier baiser avec Cassie. Tony se rend compte qu’il fait des choses méchantes tout simplement parce que ça l’amuse. Mais ce comportement puéril et vicieux entraîne fatalement la perte des gens qui lui sont précieux, ses « choses » comme il les appelle, ces personnes qui l’aiment comme il est et non pas en fonction des manigances et du bagouts qu’il possède, des gens comme Effy ou Sid, qui restent à ses côtés coûte que coûte. Se séparer d’eux ou continuer égoïstement, il faut choisir : Tony comprend que la responsabilité naît à partir du moment où l’on est plus tout seul. Et le monde adulte, c’est ça : ne plus être tout seul. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/211863550039172417-7381418973191170803?l=ablogdeskins.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ablogdeskins.blogspot.com/feeds/7381418973191170803/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ablogdeskins.blogspot.com/2009/11/episode-108.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/211863550039172417/posts/default/7381418973191170803'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/211863550039172417/posts/default/7381418973191170803'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ablogdeskins.blogspot.com/2009/11/episode-108.html' title='Episode 108'/><author><name>Victor Provis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00567463452022484844</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_gazqpP82NH8/SviKNfyIwNI/AAAAAAAABto/gv920paA4Kc/s72-c/8-1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-211863550039172417.post-1051531984940290900</id><published>2009-10-28T14:32:00.001-07:00</published><updated>2009-10-28T14:36:43.150-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Analyses'/><title type='text'>Episode 107</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://www.e4.com/images/mb/E4/skins/editorial/skins_michelle_episode7_reg.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 190px; FLOAT: right; HEIGHT: 138px; CURSOR: hand" border="0" alt="" src="http://www.e4.com/images/mb/E4/skins/editorial/skins_michelle_episode7_reg.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#cc33cc;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Michelle&lt;/span&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Lorsque Michelle se réveille (on ouvre l’épisode sur des yeux ouverts), on sent que ça va faire mal. Après avoir bien observé les choses, assise dans l’herbe avec le petit nœud de sa culotte qui dépasse, la voici qui déboule et qui flanque une rouste à Tony.&lt;br /&gt;Excédée, humiliée, au bord de craquer, elle balance à la gueule de Tony toute sa frustration et balance à l’autre gueule de Tony, celle du bas, encore toute sa frustration.&lt;br /&gt;Il fallait bien qu’un drame arrive, c’est par elle qu’il arrive.&lt;br /&gt;Michelle est capricieuse, elle a toujours eu ce qu’elle a voulu, et lorsqu’elle ne l’a plus, elle pique une crise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais en réalité, Michelle est dévastée : on n’assiste pas à un caprice d’enfant gâtée, mais bien à un malaise plus profond. Michelle a peu d’estime pour elle-même ; c’est pour cela qu’elle cherche constamment le regard des autres. Savoir que le regard de Tony n’a jamais été porté exclusivement que sur elle, la met hors d’état.&lt;br /&gt;Automatiquement, elle culpabilise : lorsque Jal lui confesse le nombre hallucinant de maîtresses conquises par Tony, Michelle se met à pleurer. Elle regrette Tony. Elle s’imagine que tout est de sa faute. Qu’elle a fait fuir Tony.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aussi improbable que cela puisse paraître, cet apitoiement est le signe d’un mal-être chez l’adolescent. Tandis que les envies changent, les attentes aussi, on s’imagine dès lors ne pas évoluer comme tout le monde et donc être inadaptable. Au lieu de revendiquer, on cherche à se fondre à la masse, à convenir aux gens et à leurs exigences. Si bien qu’on en arrive à des situations paradoxales : voilà Michelle, la victime, qui culpabilise ! Cette tendance est malheureusement à l’origine de bien des tourments : « &lt;em&gt;je ne fais pas les choses comme il le faut&lt;/em&gt; », « &lt;em&gt;je n’aurais pas du dire ça&lt;/em&gt; », « &lt;em&gt;c’est mon caractère&lt;/em&gt; », ou encore « &lt;em&gt;je ne suis peut-être pas assez jolie/fine/formée&lt;/em&gt; ». C’est ce genre de court circuit de pensée qui peut conduire de jeunes filles à se sous-estimer et à rentrer dans des jeux dangereux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car Michelle est dans l’incapacité de se porter un regard sur elle-même. Alors que l’adolescence pousse aux changements et aux prises de position, les difficultés pour se juger apparaissent. Sur quoi se baser ? Comment arriver à quelque chose de valable ? De quel droit pouvons-nous nous ériger comme valable ? Etant donné que les échelles de valeurs n’existent pas en soi, pour l’adolescent en train de grandir et de rentrer donc parmi les adultes, c’est-à-dire un monde où l’on est jugé en permanence, il est d’autant plus ardu de s’estimer par rapport aux autres, qu’on n’a aucun repères. Alors on se rabat sur les images à porter de mains : magasines, top-model, stars de télé…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Michelle, pour exister et se sentir bien, doit (s’en est presque vital) trouver un miroir. C’est en ce sens qu’elle croit tout ce qu’on lui dit. Comme sa fixette sur la taille de ses seins. A cause d’une mauvaise blague de Tony. Le combat de Michelle sera donc de dépasser cette contrainte. Malheureusement, ce n’est pas auprès de sa mère qu’elle trouvera du réconfort : cette dernière, grande gueule, femme d’affaire et énergique, s’entiche de jeunes playboys, qui en profite pour l’escroquer. Quant à Angie, la prof de psycho, qui surprend Michelle en train de se bourrer la gueule et de se prendre une murge (car il n’y a pas d’autres mots lorsqu’on vomit sur la robe de sa prof), elle est encore plus incapable : régressive, adolescente caricaturale, elle fond littéralement devant les avances du jeune Chris, présenté comme un jouvenceaux concupiscent, à peine croyable !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors Michelle va se tourner vers le seul regard qui l’estime, puisqu’elle est incapable de s’estimer toute seule, d’éprouver la moindre fierté pour ce qu’elle est, le regard de Sid. Au cours d’une scène à la fois bizarre et à la fois très émouvante (probablement une des meilleures de la saison), la voici qu’elle fait des propositions indécentes à Sid. Car, lui, est amoureux d’elle, vraiment, comme elle en a toujours rêvé, car il ne faut pas de leurrer, malgré ses strings et ses bouclettes, Michelle est une romantique. Sauf que voilà, il ne suffit pas de débarquer comme ça, à l’improviste, pour que tout à coup tout s’illumine. Le pauvre Sid, déjà gauche et maladroit, ne sait pas comment s’y prendre avec cette fille, qu’il trouve super canon et qui se met en soutif devant lui, avant de se mettre à tenter une fellation, qui échoue pitoyablement.&lt;br /&gt;Car Sid est véritablement amoureux d’elle, il le reconnaît d’ailleurs («&lt;em&gt; cela fait huit ans que je rêve de toi toutes les nuits &lt;/em&gt;»), seulement ce n’est pas de ça dont il a rêvé. Ce scénario est sans doute horrible à vivre : il a la femme qu'il veut dans ses bras, mais en même temps, il ne l'a pas et ne l'aura jamais. Frustrant. Et Michelle se met alors à pleurer dans ses bras. On ne provoque pas le regard des autres. On ne le fabrique pas, autrement, c’est se mentir à soi-même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette scène est d’autant bouleversante qu’elle met en exergue une injustice flagrante : Sid a toujours aimé et estimé Michelle, comme jamais Tony ne l’aura fait, pourtant Michelle n’arrive pas à se mettre sur la même longueur d’onde que lui. Sid le mériterait pourtant. On ne peut s'empêcher de ressentir une profonde compassion pour lui. Mais la vie est ainsi. On ne grandit pas de la même manière. Et l’amour ou tout du moins la reconnaissance des autres ne se commandent pas.&lt;br /&gt;Si bien que Michelle ne se retrouve plus que toute seule.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Heureusement surviendra un garçon. Qui lui sera attiré par Michelle et qui pour une fois, a l’air normal. Il s’agit du frère d’Abigaïl, l’espèce de pouffiasse bourge qui est sortie avec Tony.&lt;br /&gt;C’est lors d’une visite à l’hôpital de Cassie qu’elle le rencontre. Elle y a accompagné Sid, désireux de voir Cassie après sa tentative de suicide. Dans ce parc, qu’elle trouve sympa, il n’y aura que des couleurs, des ballons, des gâteaux et des fusées. Une sorte de refuge contre les angoisses de la vie adulte. Pas étonnant donc qu’elle se laisse séduire par le charme du garçon. Celui-ci représentera encore l’innocence, l’absence de problème et surtout le refus de devoir prendre des décisions, de s’avancer. Avec lui, tout sera bien, elle se sentira regardée et admirée. Son égo sera regonflée. Et cela amène alors d’autres sentiments : gargarisée par ce nouveau regard, vital pour elle, elle s’accrochera, idéalisera la relation, s’attachera.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’était sans compter Tony.&lt;br /&gt;Car Tony a un plan : il aime s’amuser. Comme il le dit à Sid, il s’ennuie et désire provoquer un peu d’action. Lorsqu’il récupérera Michelle, les choses auront été décuplées entre eux. En retour, Sid osera enfin ce qu’il n’a jamais faire : foutre un pain à Tony. Mais cela ne suffit pas, Tony pense avoir raison, il lance à Sid « &lt;em&gt;tu as enfin compris ! tu as enfin compris !&lt;/em&gt; ».&lt;br /&gt;La machination de Tony est d’autant plus diabolique qu’on ne la voit pas venir. Il propose tout d’abord à Abigaïl de faire des photos cochonnes en l’embobinant comme il en a le secret. Puis il file son frère et se débrouille pour voler son portable. De là, il transfère les photos et les envoie alors à Michelle, ainsi qu’à tout le monde. On croit alors à un plan incestueux des plus fallacieux. Et Michelle se retrouve à nouveau seule.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au lieu d’abandonner, Michelle va décider de grandir un peu : lorsqu’elle surprend le jeune mari de sa mère, en train de se morfondre parce qu’il a été fouttu à la porte, elle le convainc de revenir, malgré le fait qu’elle sait que c’est un minable qui exploite les complexes de sa mère. Et lorsque Tony revient, qu’il lui avoue être amoureux, qu’il s’excuse, qu’il lui promet qu’il changera, Michelle ne change pas d’avis et se détache de lui. Premier signe d’indépendance. A mettre en parallèle avec la réaction de Sid. Reste Tony, alors, seul, qui semble toujours ne pas grandir. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/211863550039172417-1051531984940290900?l=ablogdeskins.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ablogdeskins.blogspot.com/feeds/1051531984940290900/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ablogdeskins.blogspot.com/2009/10/episode-107.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/211863550039172417/posts/default/1051531984940290900'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/211863550039172417/posts/default/1051531984940290900'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ablogdeskins.blogspot.com/2009/10/episode-107.html' title='Episode 107'/><author><name>Victor Provis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00567463452022484844</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-211863550039172417.post-8401179501141230897</id><published>2009-10-15T10:32:00.000-07:00</published><updated>2009-10-15T10:37:47.615-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Analyses'/><title type='text'>Episode 106</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_gazqpP82NH8/StddfexyZ_I/AAAAAAAABsg/PXzEq9CmAvk/s1600-h/2435577077_1.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 392px; FLOAT: right; HEIGHT: 207px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5392881874218674162" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_gazqpP82NH8/StddfexyZ_I/AAAAAAAABsg/PXzEq9CmAvk/s400/2435577077_1.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#996633;"&gt;Maxxie et Anwar&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Difficile de trouver une morale à cet épisode. Basé sur un scénario digne d’une farce de Feydeau, débusquer une profondeur ou un code psychologique révèle d’une mission délicate, voire impossible. L’ensemble n’est qu’une accumulation de clichés.&lt;br /&gt;Clichés sur la Russie, présentée comme pauvre, reclue et arriérée, clichés sur la xénophobie, avec Anwar, adolescent de 17 ans à peine, en voyage scolaire, et pourtant fouillé au corps comme un terroriste (situation cocasse certes, mais qui n’arrive jamais dans la réalité), clichés sur les militaires, corrompus et avides, clichés sur les profs, incapables, dénués de sens pédagogiques et couards au possible, ou encore clichés sur la série elle-même, où les adolescents ne sont là que pour avaler des pilules.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Clairement épisode de transition, on note bien le danger de confier chaque épisode à une équipe de scénaristes bien précises : un coup, on touche au génie, un autre, on touche au n’importe quoi. Choisir de transporter les élèves en dehors de Bristol s’accompagnait d’une bonne intention, mais dans ce cas, l’action est concentrée sur un lieu et un temps, et il ne reste plus aucune place pour aborder l’aspect psychologique des personnages. Pour cela il faut plus de temps, voire même des moments laconiques, tandis qu’ici tout va très vite, tout est resserré, et concernant Maxxie ou Anwar, on n’apprend quasiment rien.&lt;br /&gt;Et lorsqu’il s’agit d’aborder les problèmes concernant leur amitié et les préceptes qui la sous-tend, cela vient comme un cheveu sur la soupe. Il suffit que Anwar découvre un dessin de pénis dans le carnet de Maxxie pour que soudainement son homosexualité devienne un problème. Pourquoi attendre ce moment pour aborder la question ? Bizarre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, il y a réellement lieu de s’interroger : Anwar ne sait pas s’il doit faire preuve de tolérance ou non. Mais Maxxie a totalement raison lorsqu’il lui rétorque qu’il est hypocrite, s’autorisant l’alcool ou la concupiscence, mais restant intransigeant sur l’homosexualité, quand bien même il s’agit de son meilleur ami. Mais ce tracas n’est abordé que de manière superficielle. Et la réaction de chacun est disproportionné.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant ce temps, arriveront quelques aventures, entre Sid et sa drogue dans le cul, la romance entre Angie et Chris, à laquelle d’ailleurs on ne croit pas du tout (difficile de comprendre pourquoi Angie, une professeur adulte et responsable, s’entiche d’un garçon comme Chris, à moins d’imaginer qu’elle est complètement névrosée et limite folle) ou encore cet embrouillamini entre Anka, jeune fille russe qui se fait passer pour une victime, et Anwar, loin de se douter qu’il est en train de se faire extorquer de l’argent. Le sommet du ridicule est sans doute atteint lorsque le maquereau de la jeune fille, se faisant passer pour un mari furieux d’être trompé, sort son fusil devant Anwar et qu’il se fait détrousser par Maxxie, arrivant avec un pistolet. A la fin, les militaires ramenées par Michelle et Jal, sortie en ville, finissent par rétablir l’ordre et par réclamer de l’argent en compenssation. On comprend ensuite que tout ceci était un arrangement, un coup monté, pour soutirer de l’argent à ces anglais. Une sorte de revanche vis-à-vis de la façon dont est perçu le pays par ces mêmes anglais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais pour le reste, que c’est pauvre !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah ! Si ! Tout de même : notons ici l’évolution de la folie de Tony. Celle-ci devient de plus en plus ambiguë. Profitant d’un moment de faiblesse de la part de Maxxie, Tony se met à l’embrasser sans sommation ! Puis à un autre moment, il lui propose de lui faire une fellation. Heureusement, Maxxie est le seul à résister aux avances de Tony, et lui rétorque même « on a enfin trouvé quelque chose pour laquelle tu n’es pas doué », ce qui perturbe Tony, peu habitué à essuyer de telle remarque assassine. Concernant les motivations de Tony, c’est le flou absolu. On sent bien que Tony n’est pas fondamentalement attiré par les hommes ; il n’a aucune gêne car il veut tout essayer, sans restriction, et cela est particulièrement dangereux. Et ce qui fait presque peur, c’est qu’il est quasiment impossible de savoir pourquoi Tony se met à agir ainsi ! De la même manière que lors de l’épisode 101, il était impossible de se mettre dans sa tête, ici, on ne sait pas quel était son but, pourquoi il voulait embrasser Maxxie.&lt;br /&gt;Par contre, pendant ce temps, Michelle n’était pas endormie, et a tout observé en silence. Et là, on doit bien se douter dans quel état cela a du la plonger !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’embrouillamini psychologique continue de se construire autour de Tony et Michelle. Ce qui rehausse un tantinet la qualité de cet épisode. Globalement, celui-ci était grotesque. Cela n’empêche pas qu’on puisse le prendre avec le sourire, et c’est vrai qu’il y a des scènes marrantes. Citons pêle-mêle : Anka en short en train de couper du bois, vision fantasmagorique pour Anwar, les tentatives pitoyables de drague de Tommy, le prof d’histoire, auprès d’Angie, la douche froide à l’ancienne avec un Karcher ou encore la visite de l’usine de colle, où, schéma à l’appui, on démontre comment on broie un cheval entier, avant qu’un canasson bien en chair soit enfermé dans une salle, scène gore mais culte !&lt;br /&gt;Et puis n’oublions tout de même pas, que malgré tout ça, malgré cette légèreté, la série tient son cap : à savoir, pas de happy end. Si bien que nous avons tout de même le droit à une seule scène qui joue sur les émotions : celle où Anwar et Maxxie tente de faire la paix, sans y parvenir. Ils n’arrivent pas à trouver de solutions, malgré leur bonne volonté et leur amitié. Un peu comme si des décisions d’adultes, comme suivre ses principes et en assumer les responsabilités, tuaient d’un coup d’un seul, leur amitié, et dans le même temps leur enfance à tous les deux. On en revient au thème de la série ; ici, les responsabilités sont infanticides. Et vécu dès lors comme un drame.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dommage cependant que la série tombe parfois dans de telles parodies d’elle-même. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/211863550039172417-8401179501141230897?l=ablogdeskins.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ablogdeskins.blogspot.com/feeds/8401179501141230897/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ablogdeskins.blogspot.com/2009/10/episode-106.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/211863550039172417/posts/default/8401179501141230897'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/211863550039172417/posts/default/8401179501141230897'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ablogdeskins.blogspot.com/2009/10/episode-106.html' title='Episode 106'/><author><name>Victor Provis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00567463452022484844</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_gazqpP82NH8/StddfexyZ_I/AAAAAAAABsg/PXzEq9CmAvk/s72-c/2435577077_1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-211863550039172417.post-5890546975761724475</id><published>2009-09-23T11:20:00.000-07:00</published><updated>2009-09-23T11:55:44.928-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Analyses'/><title type='text'>Episode 105</title><content type='html'>&lt;a href="http://images3.hiboox.com/images/0308/kp95y806.png"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#003333;"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 300px; FLOAT: right; HEIGHT: 170px; CURSOR: hand" border="0" alt="" src="http://images3.hiboox.com/images/0308/kp95y806.png" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#003333;"&gt; Sid&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://images3.hiboox.com/images/0308/kp95y806.png"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_gazqpP82NH8/SrpoLqHgiAI/AAAAAAAABrw/VwI02NJSYgg/s1600-h/large_skins-side.jpg"&gt;&lt;/a&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;La vie de Sid n’est qu’une succession de galères. On ne sait pas comment il fait mais ce garçon un peu gauche, a vraiment la poisse. « &lt;em&gt;Quoi que je fasse ou quoi que je dise, je me met toujours les gens à dos&lt;/em&gt; » confiera-t-il à son prof principal. C’est le lot des loosers.&lt;br /&gt;Sid est un gars largué en fait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car en fait, ce n’est pas Sid qui joue de malchance, mais plutôt les catastrophes qui viennent à lui parce qu’il ne fait pas attention. D’ailleurs la première scène, celle qui ouvre l’épisode, commence par un prof qui rappelle l’attention de Sid. Alors qu’il est en pleine réunion avec ses parents pour discuter de son avenir scolaire, peu encourageant, Sid est déconcentré par la vision d’un prof et d’une femme de ménage s’offrant un moment de détente. En passant, on peut remarquer que l’épisode débute bien comme d’habitude sur un gros plan des yeux du personnage mis en avant, sauf qu’ici, ils sont ouverts ! D’habitude, on montre le réveil des personnages. Mais ce détail troublant ne révèlera sa signification que bien plus tard. Poursuivons alors le portrait de Sid : globalement, on peut dire qu’il ne se rend pas compte de ce qui se passe réellement autour de lui. L’école, le travail, les notes, pour lui, tout ceci n’est que charabia, le voilà donc contraint de finir une rédaction dans l’urgence pour éviter le redoublement. Ce qui lui vaut d’être sérieusement engueulé par son père.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès la première scène, il est présenté comme un « &lt;em&gt;misérable&lt;/em&gt; » par son père. Et c’est un peu l’image qu’il renvoie avec ses tee-shirts incroyables, notamment celui avec le chien dont le nez sonore émet un fameux "Mega Dog to rescue ! Attack ! Attack !" lorsqu’on le touche, ou sa chambre complètement en bordel, avec quelques posters de filles nues, ou ses difficultés à écrire deux lignes sur Lech Walesa, préférant envoyer une giclette d’eau sur son hamster avec un pistolet à eau (notez dès à présent que ce pistolet aura énormément d’importance dans cet épisode). Obsédé et frustré sexuellement, car toujours puceau, il se fera même surprendre par Tony en train de se masturber devant une photo de Michelle en maillot de bain ! A la fin, il finira par être passé à tabac par une bande de filles, se retrouvera avec de l’urine d’ivrogne sur lui et s’engueulera à nouveau avec son père. Bref, loin d’être la joie tout ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entre temps, Sid aura l’occasion de découvrir que même son meilleur ami n’est pas celui qu’il croyait. Et c’est au cours de cet épisode que l’intrigue principale commence à prendre du relief. C’est probablement pour cela, qu’il est incontournable dans cette première saison. On en profitera pour en savoir plus sur le personnage de Tony. Et le moindre que l’on puisse dire, c’est que ce n’est pas beau à voir. C’est Sid qui, le premier, se rend compte d’un truc qui cloche. Lui qui l’a toujours suivi aveuglément parce que Tony, c’est quelqu’un « &lt;em&gt;qui sait baratiner&lt;/em&gt; » (lorsqu’il l’aide à faire sa rédaction en parlant de l’histoire de l’URSS) ou de « &lt;em&gt;charmant&lt;/em&gt; » (dixit la mère de Sid), voire pire un garçon que son père aurait aimé avoir pour fils (« &lt;em&gt;pourquoi tu ne peux pas être comme Tony ? &lt;/em&gt;»). Normal que Sid l’érige comme modèle. Surtout lorsque sa petite copine n’est autre que la langoureuse Michelle dont il est raide dingue. Mais cette image va sérieusement s’écorner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au départ Tony propose à Sid de laisser tomber son devoir. On pourrait juste se dire qu’il veut que son pote s’amuse, mais Tony ne pense pas aux autres, il pense à lui. Car Tony a un plan. Particulièrement pervers. Il va se mettre en place lentement et subtilement.&lt;br /&gt;Cela commence à l’église, où Tony doit chanter avec sa chorale de filles. Michelle, Sid et Chris sont venus le voir pour finalement découvrir avec stupeur que Tony chante en duo avec une blondasse qu’il finit même par embrasser ! Furieuse, Michelle décide de rendre des comptes et se met à les insulter tous les deux dans les loges, bien que Tony se défende de quoi que ce soit, sous prétexte que ce n’était qu’un show. Par la suite, Tony va alors proposer à Sid d’en profiter pour tenter de la consoler et de la séduire, en somme comme s’il offrait sa copine. La proposition scandalise Sid. Tony semble n'éprouver aucun remord et lui tient un discours des plus étranges. Et c’est là qu’on en apprend plus sur Tony : sa façon de penser est complètement incohérente ! On comprend mieux dès lors pourquoi il était impossible de savoir à quoi pensait Tony dans son centric à lui : Tony n’a aucune morale !&lt;br /&gt;Ses justifications, à base d’atomes dans l’univers, d’énergie, de chances à ne saisir qu’une fois dans sa vie et autres incongruités, plongent Sid dans le désarroi. Pris entre ses principes et son envie de séduire Michelle, il ne sait pas quoi faire, surtout lorsqu’il finit par s’apercevoir que Tony trompe bien Michelle avec l’espèce de blondasse. Car tout était voulu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et on comprend que tout ceci était prévu à l’avance. On se remémorre alors comment cela s'est préparé. Notamment lorsque Tony s'est décidé d’inviter Michelle et Sid au concert. Assis sur un banc en train de lire du Nietzsche, Tony ignore Michelle venue le rejoindre pour flirter du regard avec la fameuse blondasse, nommée Abigail, ne l’écoute même pas, puis finit par surprendre Sid en train de fumer sur la pelouse, avant de proposer alors à Michelle de venir le voir chanter et d’en profiter pour mettre sa mini-jupe noire, celle dont Michelle avait dit « &lt;em&gt;qu’elle lui donnait un air de pute&lt;/em&gt; ». A ce moment-là, on est loin encore de se douter de la cruauté dont il fera preuve.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Conscient que Michelle est en train de souffrir, Sid se décide d’aller la réconforter. Pour finalement la retrouver dans la rue, sur le chemin du retour, en train d’être prise à partie par une bande de filles, qui se la jouent loubardes, cherchant la noise sous le pretexte d’un certain manque d’égard. Sid aura beau essayer de se dépêtrer de cette situation, il ne finira que par récolter des insultes de la part de Michelle, persuadée que Sid était au courant et qu’il s’est moqué d’elle comme Tony. Et comme si ça ne suffisait pas, le voilà à son tour alpagué par ces mêmes filles. Sid se retrouvera alors à terre, rué de coups, avant qu’un ivrogne ne lui pisse dessus !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Honteux, se sentant minable et voyant bien que tout va de travers, Sid rentrera chez lui, pour se faire immanquablement surprendre par ses parents et se faire à nouveau engueuler. Passablement excédé par tant d’injustice et d’incompréhension, il finira par lâcher à la figure de son père : « &lt;em&gt;tu n’es qu’un pauvre type&lt;/em&gt; », remarque qui sera bien sûr la goutte d’eau débordant le vase. Sid sera prié de monter dans sa chambre manu militari. On se prend de pitié pour ce personnage, quelque part attachant par sa maladresse et sa gaucherie, semblant accumuler les déboires ! Et alors qu'on croit que la journée se termine enfin, ça continue ! Il découvre Cassie sur son lit ! Elle qui devait passer le voir, qui avait même pris le soin de ne pas manger de trois jours « pour être jolie », qui est venue l'aider pour son devoir, qui a attendu toute la soirée, la voilà devant lui et on comprend toute sa frustration. Lui demandant des comptes, elle se voit entendre pour excuse que Sid vient de passer la soirée avec Michelle. C’en est trop ! Au cours d’une scène superbe, la voilà qui prend le pistolet à eau, asperge le visage de Sid dans une métaphore des plus explicites, avant de l’embrasser sur la joue et de lui murmurer à l’oreille : « &lt;em&gt;réveille-toi Sid&lt;/em&gt; ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et là c’est le déclic ! On comprend tout ! Et on réalise à quel point cette série est travaillée !&lt;br /&gt;Car oui, la réponse est là, on devine maintenant pourquoi il arrive tant de mauvais tours à Sid, pourquoi il échoue tant à l’école qu’avec les filles, voire même avec les gens en général, pourquoi il foire tout ce qu’il entreprend : Sid est tout simplement endormi ! Traversant la vie comme dans un rêve, Sid ne fait qu’y être passif. Sid, en refusant de prendre les choses en main, d’assumer ses responsabilités, ne va faire que subir les événements, avec les catastrophes que l’on connaît. Et ce n’est pas étonnant en fin de compte qu’il soit impossible d’ouvrir l’épisode avec le visage de Sid en train de se réveiller ! Cela signifie tout simplement que Sid est en réalité toujours endormi !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Skins, malgré ses faux airs, son second degré, sa tendance à ridiculiser les adultes, dévoile de tant à autre sa noirceur. Petit à petit le drame va s’installer. Et Sid va en être le spectateur impuissant. Jusqu’à aboutir à quelques scènes parmi les plus troublantes que Skins aura montré à l’écran. En effet, le lendemain, Sid se fait déposer à l’école par sa mère, qui lui tient un discours bizarre, le priant de s’occuper de son père et d’être gentil avec lui, ce dialogue laisse poindre quelque chose de plus grave, mais pour le moment, on ne fait que soupçonner les choses sans en être sûr. Juste après, alors qu’il rentre en retard en cours, on se moque de lui pour son cocard de la veille, et même Jal l’engueule pour être allé s’amuser avec Tony au lieu d’accorder le rendez-vous promis avec Cassie. Dans les couloirs, il croise Tony, qui lui demande comment cela s’est passé finalement avec Michelle, prêt à lui donner des conseils en matière de séduction. Perturbé par le comportement de Tony, qui présente sa petit amie comme un cadeau, ou plutôt « &lt;em&gt;une opportunité à saisir&lt;/em&gt; », Sid lui fait part de ses doutes, ce sur quoi Tony lui répond une phrase absolument lourde de sens : « &lt;em&gt;on s’en fout de la morale, l’important c’est qu’on ne s’ennuie pas&lt;/em&gt; ». Et là, le couperet tombe : que doit vivre Tony dans sa tête pour aboutir à ce genre de conclusions ? Tony est particulièrement perturbé, voire limite un peu flippant et on ignore encore jusqu’où son désir d’expérience le poussera. Quant au pauvre Sid, il prendra son courage à deux mains pour tenter d’obtenir un rendez-vous avec Michelle. Le dialogue sera des plus savoureux. Tout à fait significatif du caractère de Sid : lorsqu’il s’agit de prendre les choses en main, Sid fait tout de travers et ne sait pas comment s’y prendre. Pour être plus juste, en fait, c’est surtout lorsqu’il s’agit pour lui de dire ce qu’il ressent vraiment. Dès qu’il faut pour lui dire ce qu’il ressent, ça bloque, ça coince, et Sid se plante inévitablement. Il aura beau vouloir se détacher de Tony, essayer d’être convaincant et s’expliquer sur ce qu’il s’est réellement passé, Sid sera mis dans le même panier, et se verra envoyé boulé comme un malpropre. Cela aura aussi une autre conséquence : derrière les casiers, se trouvait Cassie qui a tout entendu, surtout les excuses pitoyables envers Michelle, et s'en montre particulièrement vexée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A ce moment-là, on a alors le droit à un des plus intenses passages de la série, toutes saisons confondues, à tel point que le malaise s’installe. Skins réussit, au-delà d’une superbe esthétique, notamment à l’occasion de ce passage, à distiller un propos assez sombre et désabusé.&lt;br /&gt;Tout d’abord, c’est Cassie qu’on voit dans un snack bar ; devant elle, il y a une assiette avec des frites et un hamburger. Elle hésite d’abord, puis mange avant de finir par se goinfrer. Connaissant les problèmes de Cassie avec l’anorexie, on sait que l’importance et la portée de tout ceci, tant et si bien qu’une scène banale d’une fille qui mange, se dote alors d’une intensité démultipliée. Le message est clair : Cassie n’en a plus rien à faire.&lt;br /&gt;Laissant de côté Cassie à ses affres, on s’attarde à nouveau sur Sid qui malgré tout attend Michelle dans un bar. Celle-ci finit par venir. Sid peut alors s’expliquer et dire qu’il n’était pas au courant de ce qu’avait prévu Tony. Michelle l’embrasse alors sur la joue, lui disant qu’elle « &lt;em&gt;avait oublié qu’il était gentil&lt;/em&gt; » à force de le voir toujours traîner avec Tony, avant de lui proposer de danser avec elle, même si elle n’a pas entendu Sid lâcher par inadvertance un « &lt;em&gt;je t’aime&lt;/em&gt; », à la fois touchant et pathétique. Dans les bras de la sculpturale Michelle, dont il ose à peine apprécier les formes, Sid ne sait pas comment réagir face à cette fille, qui semble se laisser aller à lui. Mais alors qu’ils se rapprochent, voilà que Tony, qui visiblement avait tout anticipé, débarque à son tour. Face à lui, Sid s’éclipse, et Tony commence à enlacer Michelle, en présentant ses excuses, à peine sincères, mais assorties d’un sourire, et là, on sent le désespoir de Sid, complètement manipulé et qui retourne à la case départ, celle des loosers, dans une totale injustice. Mais ce qui est encore plus pervers, c’est cet étrange ménage à trois, lorsque Tony maintient Sid par le bras pour qu’ils dansent ce slow à trois. Ce mélange des genres et cette promiscuité met mal à l’aise. La série s’étend alors dans des domaines troublant et loin d’être aussi légers qu’il n’y parait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’autant que dans le même temps, dans une sorte de crescendo assez saisissant, on voit Cassie sur un banc, le pistolet à eau (toujours le même !) à la main, en train de s’envoyer des médicaments en grosse quantité, avant de s’asperger de l’eau dans la bouche : l’image ne sera que plus équivoque concernant son action ! Elle se met carrément le pistolet dans la bouche… Au final, Cassie de mettra à tournoyer sur le banc et les deux danses finiront par fusionner, à force d'alterner les plans des deux scènes, le tout sous une musique envoutante, sorte de dub langoureux (entre parenthèses, on aura eu le droit à un morceau des Yeah Yeah Yeahs au cours de cet épisode).&lt;br /&gt;Et alors que Sid, déçu du comportement de Tony et de la tournure des événements, qui décidément ne sont jamais à son avantage, se décide enfin à appeler Cassie, il tombe sur Jal, qui se trouve dans une ambulance en train d’accompagner Cassie à l’hôpital et qui se met alors à l’incendier ! Et même lorsqu’il se rend au chevet de la demoiselle, pour constater qu’elle s’en sortira, il est plus ou moins prié d’aller voir ailleurs. « &lt;em&gt;Ce n’est que maintenant que tu t’intéresses à elle ?&lt;/em&gt; » lui sortira Jal, particulièrement véhémente. Voilà que Sid se voit reprocher la tentative de suicide de Cassie à force de jouer les idiots et d’ignorer une fille qui voulait juste un rencard avec lui. Ce qui commence à faire beaucoup pour un jeune garçon. A croire que c’est ce qui arrive lorsqu’on se contente de laisser les gens faire. C’est la punition de manquer d’assurance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et ce n’est pas fini ! Car un malheur n’arrivant jamais seul, Sid découvre en rentrant chez lui son père en train de déprimer, devant une émission de télé sur des éléphants et des bières vides. Ses parents se séparent et il se retrouve tout seul avec son père ! On saisit mieux, à rebours, la teneur du discours sibyllin de sa mère dans la voiture. Sid choisit ce moment-là pour se réveiller.&lt;br /&gt;Il va commencer à engueuler son propre père et lui dire que tout est de sa faute. Les rôles vont alors s’inverser : c’est son père qui devient le petit garçon. A force les mêmes mots sortent de la bouche de Sid. Mais est-ce bien son père que Sid gronde vraiment ? Les reproches ne pourraient-ils pas s’appliquer à lui-même ? Après tout Sid aussi peut être pris de remords. Jamais il n’a assumé ses responsabilités. Et on rebondit à nouveau sur le thème principal de la série. Chacun des adolescents, à leur manière, doivent se dépêtrer avec leurs responsabilités, malgré les craintes et l’envie de continuer à vivre dans l’insouciance ou la paresse. Pour la première fois, Sid se rebelle et se met en colère. La symbolique est limpide : c’est comme si Sid « tuait son père » et faisait enfin son Œdipe. Car l’emprise de son père était forte. A force de le considérer comme un minable, Sid a finit par y croire ! Pas étonnant qu’avec ce complexe d’infériorité, Sid ait toujours eu du mal à prendre des initiatives. Il a toujours choisit de se laisser aller.&lt;br /&gt;Ici, Sid va agir différemment. De lui-même, sans y être contraint, Sid va passer une nuit blanche dans sa chambre, consulter des bouquins, manger des céréales, et surtout finir sa fameuse rédaction.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et lorsque Tony tente de l’appeler, pour lui dire qu’il s’est bien marré et que Sid ne doit pas être grognon, Sid jette son portable. Premier signe d’indépendance. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/211863550039172417-5890546975761724475?l=ablogdeskins.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ablogdeskins.blogspot.com/feeds/5890546975761724475/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ablogdeskins.blogspot.com/2009/09/episode-105.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/211863550039172417/posts/default/5890546975761724475'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/211863550039172417/posts/default/5890546975761724475'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ablogdeskins.blogspot.com/2009/09/episode-105.html' title='Episode 105'/><author><name>Victor Provis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00567463452022484844</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-211863550039172417.post-6052214393981147355</id><published>2009-09-13T14:13:00.000-07:00</published><updated>2009-09-13T14:17:22.469-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Analyses'/><title type='text'>Episode 104</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_gazqpP82NH8/Sq1hOk5iADI/AAAAAAAABrY/gv5y76ylA6k/s1600-h/23E57FD9-729A-47C7-88DC-1140CAE67B0D_extra.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 320px; FLOAT: right; HEIGHT: 240px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5381064032828653618" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_gazqpP82NH8/Sq1hOk5iADI/AAAAAAAABrY/gv5y76ylA6k/s320/23E57FD9-729A-47C7-88DC-1140CAE67B0D_extra.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ffcc33;"&gt;&lt;strong&gt;Chris &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Allons droit au but, ce centric sur Chris est un des meilleurs épisodes de cette première saison.&lt;br /&gt;Ce qui épate avec ce quatrième numéro, c’est la pudeur avec laquelle est abordée l’histoire familiale de Chris. La retenue dans le fond contraste avec l'exagération des images, ce qui renforce davantage les séquences d'émotions, car il faut prévenir, il y en a dans cet épisode. Les tenants et aboutissants ne sont abordés qu’avec parcimonie, par petites touches, suggérant plus que dévoilant, le drame qui se cache derrière tout ça. Chris, qui de par sa nature, ne peut montrer cette facette de lui-même (il ne le fera qu’à la toute fin de l’épisode et précisera bien à Jal, sa seule confidente, de « ne pas en parler aux autres »), devient alors extrêmement attachant. Attachant car il se débat avec l’injustice de son sort. Ce qui pourrait alors passer pour de la stupidité ou de l’insouciance, devient alors un refuge. De toutes manières, Chris n’a fait que fuir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors on pourrait dire qu’il ne fait que fuir ses responsabilités, et ce serait vrai quelque part, et il est en ce sens normal de le montrer courir dans le cimetière lorsque la situation atteint son paroxysme, mais si on voulait être plus exact, on dirait que Chris ne fait que fuir en fait la tragédie qui est la sienne. Pour l’instant, on n’en sait pas trop à propos de ça. On en apprendra plus lors de la deuxième saison, ce qui démontre au passage, l’extrême minutie apportée par les créateurs à propos de la cohérence psychologique des personnages. Chris a peur.&lt;br /&gt;Pour éviter d’aborder cela : devenir adulte, assumer ses actes, gérer des états, Chris va tout nier, occulter les choses et se gaver de pilules.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la tête de Chris, c’est plutôt brouillé, ce qui l’empêche de voir très très loin, ce qui le pousse à dépenser une importante somme d’argent sans penser aux conséquences, et cela possède aussi le don de former un écran de fumée pour taire l’angoisse de sa situation. Etre seul, être abandonné, être rejeté de tous, voilà ce qui préoccupe Chris, et cela on ne le fait que le découvrir petit à petit tout au long de l’épisode, basé sur une sorte de crescendo incroyable.&lt;br /&gt;Car cet épisode sensé partir sous forme de crescendo va flirter avec un ton tragi-comique tout du long, ce qui masque un peu la montée dans l’intensité, pourtant bien présente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’épisode débute, comme d’habitude, sur une vue de Chris en train de se réveiller, sauf qu’au premier plan, figue l’aquarium de sa chambre, ce qui rend l’image floue. En réalité, c’est une métaphore : c’est l’esprit de Chris qui est floue, brouillée par tous ces médocs qu’il s’enfile par poignée et dont il collectionne les boites en les punaisant au mur de sa chambre (son mur entier est recouvert, pour un plan stupéfiant). Car Chris essaye tout et n’importe quoi, parfois sans réfléchir, pour s’amuser, pour le fun.&lt;br /&gt;On le découvre ainsi dans une scène hilarante dans la salle de bain, tenter de gérer son pénis en érection continuelle à cause d’une trop grande quantité de pilules bleues, pour finalement se retrouver à pisser en l’air comme une fontaine !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais bien vite, on déchante : Chris découvre que sa mère est partie quelques jours et qu’elle lui a laissé une sacré liasse de billets. Ce qui peut paraître une chance – ses amis tentent de le convaincre de tout dépenser – met en exergue un certain malaise. Car il faut se rendre à l’évidence, Chris est livré à un lui-même alors qu’il n’est qu’un ado. Mais personne n’en fera la remarque, car ce sont des jeunes, et les jeunes ne se préoccupent que peu de ce genre de choses, ces choses qui regardent les adultes, et donc les motivations sont trop tristes et sordides pour qu’on s’y intéresse. C’est cette façon de ne jamais abordé le fond du problème qui rend cet épisode superbement subtil et bien mené. Se superposant du reste à la façon dont Chris, lui aussi, gère la situation. Encore une fois, Skins prouve sa haute tenue, en réussissant à caller son style sur la personnalité du personnage mis en vedette.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant ce temps, l’épisode s’accordera quelques pauses pour croquer la personnalité délicieusement naïve d’Anwar ou Maxxie, ou pour tisser avec patience l’intrigue amoureuse entre Tony et Michelle ainsi qu’entre Sid et Cassie, parfois les deux s’entremêlant. Tandis que Sid rame pitoyablement à draguer une fille bourrée à moitié dans le coma éthylique, on surprendra les premiers signes négatifs à propos de Tony. Au lieu de flatter sa copine, préoccupée par son physique, il en profitera pour glisser une bien mauvaise blague, ce qui donnera l’occasion à Michelle de tenter de le rendre jaloux en demandant à Sid ce qu’il pense de ses seins. Mais au lieu de s’énerver, Tony prendra les choses à la rigolade, savourant de voir son meilleur ami s’enfoncer et se couvrir d’embarras, ce que Michelle n’appréciera guère, elle qui aurait aimé que Tony la regarde mieux. Seulement, et le problème est là, Michelle se fait facilement avoir, un petit bisou de Tony et elle lui pardonne bien vite, sans que celui-ci ne s’excuse de son comportement !&lt;br /&gt;Quant à Sid, le malheureux, déboussolé de ne pas avoir osé dire franchement ce qu’il pensait des seins de la fille dont il est amoureux, accessoirement aussi la petite amie de son meilleur pote, il ira s’épancher auprès de Cassie. Si seulement il savait ! Mais Sid ne regarde même pas Cassie, et il faudra qu’à la fin de l’épisode, elle lui demande carrément de sortir avec elle, qu’il accepte, non sans être là aussi embarrassé. Là encore, le don de Skins est de faire développer l’intrigue avec parcimonie, et ce jeu amoureux est loin encore d’atteindre toute sa mesure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais revenons à Chris. Connaissant le garçon, rien de plus normal que de voir qu’il a choisit de claquer tout son fric pour organiser la plus grande soirée jamais organisée. Les cachets coulent à flot, ça danse de partout, Chris ne sait plus où donner de la tête, et d’ailleurs, c’est à peine s’il connaît la moitié des invités. Pour lui, et l’image trafiquée, le montage stroboscopique, la musique dansante l’attestent, cette fête sera une occasion de s’oublier un peu, de laisser les soucis de côté et de vivre crânement son insouciance. Quitte à faire fuir sa prof Angie (l’attrait d’une prof pour un jeune comme Chris parait tout simplement incroyable, et fausse dès lors la crédibilité de l’histoire, mais passons, ce n’est pas ici le propos) à force de bander lors d’un slow ! Au final, quand bien même la fiesta était énormissime, la gueule de bois finit toujours par arriver. Et Chris va payer très cher son penchant pour l’hédonisme.&lt;br /&gt;Alors qu’il doit chercher de la monnaie pour les pizzas, Chris monte dans la chambre de sa mère et finit par découvrir que celle-ci est vide et que sa mère a vidé tout le placard. Cette scène, très touchante, est remarquablement filmée : Chris ne dit rien, il n’y a pas un seul mot de dit, rien qui pourrait expliquer la situation, tout se dévoile par quelques images. D’abord un tiroir vide, puis deux, puis trois. Pour l’instant on ne voit rien venir. Puis Chris, qui commence à comprendre qu’il se passe quelque chose, va ouvrir la penderie pour la découvrir vide à son tour, et là, il réalise tout, comme nous du reste, et c’est le choc : la mère de Chris a tout simplement abandonné son fils. La réaction de Chris est simple et touchante. Il va dès lors rentrer dans le placard, s’y recroqueviller, se blinder en position quasi-fœtale et ne plus bouger jusqu’à ce que ses potes débarquent à leur tour dans la chambre.&lt;br /&gt;Là encore, c’est une réaction de fuite, et on saisit les travers de Chris, dès lors qu’il est placé devant une situation anxiogène, qu’il doit faire face seul, alors Chris panique et se réfugie dans une bulle. Quelle soit de nature physique ou psychotrope.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Progressivement Chris va s’enfoncer. Alors qu’on pensait qu’il avait touché le fond, les choses ne vont que s’empirer. Et l’originalité de Skins est d’opter pour un ton presque humoristique. On aura le droit alors de goûter à quelques scènes comiques, sans savoir si nos sourires sont légitimes. A la limite, on s’en sentira presque coupable.&lt;br /&gt;Après avoir essayé de revendre pitoyablement sa chaîne Hi-Fi, pour réparer le fait d’avoir dépenser l’argent laissé par sa mère en deux temps, trois mouvements, Chris rechute et finalement s’achète à nouveau des pilules. Le lendemain de sa nuit de trip, il se rend à la salle de bain, traversant les pièces de sa maison, couverte de tags et dans un état indescriptible, quasi-bousillées à force de soirées et de squat par les uns et les autres, puis il se décide à prendre une douche. Soudain il découvre dans la baignoire un squatteur ! L’incompréhension est totale et donne lieu à un dialogue des plus truculent ! Chris a beau expliquer être chez lui, l’énergumène rétorque ne pas apprécier son agressivité et le fout à la porte de sa propre maison, à poil qui plus est, afin de rétablir « les bonnes ondes » qu’il sentait menacées !&lt;br /&gt;A la rue, tout nu, Chris se réfugie dans son lycée, auprès d’Angie, qui peine à l’aider, de même pour ses amis, venus lui apporter des fringues et lui annoncer qu’il est la nouvelle gloire de l’établissement pour avoir osé traverser la cour les fesses à l’air. Notons au passage (comme Skins le fera de temps à autre) une nouvelle preuve de l’incapacité de Tony à se montrer empathique. Au lieu de réconforter son ami qui a tout perdu, il l’invectivera de ne pas chialer comme un gosse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est Jal qui se montrera la plus magnanime. Prenant les choses en main, elle l’emmènera visiter son père, dont on ignorait jusqu’à présent l’existence. On se retrouve alors devant la propriété du père de Chris, qui a refait sa vie depuis longtemps, avec une nouvelle épouse et un nouveau bébé. Sa belle-mère prétexte alors être ravie de l’accueillir, ainsi que Jal, mais on sent bien qu’elle est terriblement génée. Mais le plus géné, c’est certainement Chris, complètement mal à l’aise à l’idée de revoir son père. Finit l’adolescent fougueux qui brave les interdits et qui n’a pas peur de violer les règles au nom du fun, on retrouve ici un tout petit garçon intimidé et gauche, ce qui se voit à la façon de se trémousser dans tous les sens.&lt;br /&gt;Alors que son père débarque du boulot, on surprend une discussion rude où l’on apprend qu’il ne souhaite absolument pas croiser son fils, qu’il considère comme un misérable, tout comme sa mère. Evidément Chris entend tout à travers la cloison. Mais il ne se rebelle pas, il encaisse tout et on sent que cela le perturbe. Au travers de cette réaction, on comprend mieux le caractère de Chris. Et surtout son incapacité à se fixer des repères. Chris n’a jamais été qu’abandonné de toute part : par sa mère, par son père, bref par tout le monde. Impossible de prendre confiance en soi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et c’est là qu’on touche au fond du problème : Chris n’a pas confiance en lui. D’ailleurs, c’est probablement le point commun de tous ces personnages de Skins, en opposition à Tony, qui lui dégage trop d’assurance et qui va donc progressivement se mettre hors jeu de cette bande. Et c’est là qu’on peut souligner la cohérence de Skins, car tous ces jeunes, bien différents, partagent pourtant leur lot d’angoisse et de fragilité. Et Chris, comme les autres, est tout aussi fragile. On a beau faire le malin, avaler des pilules et faire la fête, on n’en demeure pas moins fragile. Surtout face aux réalités du monde adulte. C'est-à-dire celui des responsabilités. On en revient finalement au thème primordial. Car comment Chris peut-il prendre ses responsabilités lorsque d’une part sa mère fait des crises ponctuelles et part de la maison, et que lorsque d’autre part son père tire un trait sur sa précédente famille ?&lt;br /&gt;Tout cela est fatalement mis en exergue lorsque Chris prend le bébé dans ses bras pour tenter de le calmer, réalise ce qu’il est en train de faire, et finit par le laisser tomber ! Cette scène marquante, dont on ne sait absolument pas sur quel pied danser, cristallisera toute la psychologie de Chris : Chris ne se sent pas prêt tout simplement. Pas prêt à être adulte. Ou alors il n’en a pas envie, au choix. La question fondamentale étant celle-ci : être jeune nous autorise-t-il à se défausser ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toujours est-il qu’il va se mettre à fuir. Fuir la réalité en se sauvant de la maison, sans demander son reste, courir dans les rues, poursuivi par Jal, jusqu’à atteindre la cimetière. Ici, et uniquement ici, Chris va faire une pause et se livrer. Soutenu par Jal, le plan se resserre sur son visage et la caméra va oser enfin se fixer pendant longtemps sur Chris, pour une confidence stupéfiante de finesse et d’émotion. Chris raconte alors à Jal le meilleur jour de sa vie. C’était à l’époque où il était chez les louveteaux, et tout le monde s’était moqué de lui parce qu’il s’était fait dessus. Mais son frère – car on découvre presque par accident que Chris avait un frère – est intervenu, lui a séché les larmes, l’a nettoyé, prêter son propre slip puis est ressorti sans que quiconque ose le défier. Aujourd’hui son frère est mort, Chris est assis sur sa tombe, et découvre par la même occasion que sa mère est toujours dans les parages car elle a laissé un bouquet de fleur, et on mesure presque avec effarement que l’environnement familial de Chris est beaucoup plus complexe que ce que cet épisode a bien voulu montrer !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De la même manière que Chris, dans sa chambre d’étudiant, gracieusement prêté par son lycée pour le prendre en charge, va initier son futur mur avec la boite de nouveaux médicaments, son histoire et surtout la façon d’aborder pour lui le monde adulte, est loin d’être encore finie !&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/211863550039172417-6052214393981147355?l=ablogdeskins.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ablogdeskins.blogspot.com/feeds/6052214393981147355/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ablogdeskins.blogspot.com/2009/09/episode-104.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/211863550039172417/posts/default/6052214393981147355'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/211863550039172417/posts/default/6052214393981147355'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ablogdeskins.blogspot.com/2009/09/episode-104.html' title='Episode 104'/><author><name>Victor Provis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00567463452022484844</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_gazqpP82NH8/Sq1hOk5iADI/AAAAAAAABrY/gv5y76ylA6k/s72-c/23E57FD9-729A-47C7-88DC-1140CAE67B0D_extra.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-211863550039172417.post-8745753895941208038</id><published>2009-09-11T01:46:00.000-07:00</published><updated>2009-09-11T01:51:44.183-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Analyses'/><title type='text'>Episode 103</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_gazqpP82NH8/SqoPc9DfNKI/AAAAAAAABrQ/TsiOmmvZg8Y/s1600-h/large_skins-jal.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 320px; FLOAT: right; HEIGHT: 179px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5380129694947423394" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_gazqpP82NH8/SqoPc9DfNKI/AAAAAAAABrQ/TsiOmmvZg8Y/s320/large_skins-jal.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#660000;"&gt;&lt;strong&gt;Jal &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’épisode débute par une classique scène, au cours de laquelle un orchestre de lycéen joue. Cette dernière peut paraître anodine mais en fait, en cherchant bien et en décodant certains procédés stylistiques, on aboutit à un beau résumé de la personnalité de Jal, rien qu’en la voyant jouer de la clarinette.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout d’abord, et alors que cela rompt avec les habitudes de débuter en voyant les personnages du centric se réveiller, on démarre sur un zoom de Jal avant qu’elle ne joue de la clarinette. Pourtant cela a beaucoup de sens : en un mot, Jal ne se « réveille » que lorsqu’elle joue. A tous les autres moments, Jal est endormie. Et c’est bien caractériser cette fille, douée, raisonnable mais introvertie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, Jal n’ose pas se montrer aux autres ; elle se sent inadaptée et incomprise. Ce trouble va se manifester lors de la première scène. Tous les autres musiciens, y compris ce jeune idiot lubrique qui drague les filles du fond au lieu de taper dans les cymables, jouent n’importe comment, ce qui a le don d’énerver leur prof, excepté Jal, qui elle, joue merveilleusement bien et avec calme. C’est un beau raccourci : Jal, dans ce monde bordélique où tout le monde fait n’importe quoi, continue envers et contre tout à faire ce qui doit être fait, pour que les choses soient harmonieuses d’une part (le chaos ou l’improvisation doivent probablement lui être extrêmement angoissant) et pour s’inscrire dans la droite lignée de certains principes auxquels elle croit dur comme fer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jal est une artiste non pas par désir de création et d’inventivité comme son père mais elle est artiste parce qu’elle aime les belles choses ordonnées et arrangées, une sorte d’idéal qu’elle sait pouvoir être atteint uniquement dans l’art et non dans la vie. C’est pour cela qu’elle préfère travailler dans un orchestre, suivre une partition et être dirigée. Son père, lui, est un rapeur, il invente en permanence, bouscule les codes et provoque la musique. Elle se situe donc à son opposée. Mais au lieu d’un clash, Jal va jouer le rôle de tampon. C’est le position qu’a choisie Jal : tempérer les choses. Lorsqu’on a la lucidité de constater que le monde va à veau l’eau, on s’engage et on tranche en faveur de la raison, quitte à en sacrifier ses propres désirs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car il ne faut pas croire, Jal a un fort caractère, voire même très fort, elle n’a pas sa langue dans sa poche, sauf qu’elle n’ose pas parler. Elle est très vite désapointée par la futilité ambiante, ce qui la blase.&lt;br /&gt;Jal fait partie de ces gens, trop matures pour leur âge, trop intelligents, et manquant de fantaisie, ou plutôt d’envie de braver les interdits, sans doute parce qu’ils savent trop que cela est purement inutile. Etre trop intelligent est une véritable plaie : non seulement on ne se reconnaît pas auprès de son entourage, mais en plus, il est impossible de s’y intégrer. Car l’image qui est renvoyé est celle d’une personne austère. Comme le dit Michelle, la fashion victime : « tu fais tout le temps la gueule ».&lt;br /&gt;Jal a beau faire preuve d’ironie, notamment lorsqu’un journaliste lui demande si elle est contente de jouer pour l’ochestre et qu'elle répond s'en foutre par monosyllabes, elle reste néammoins une fille qui semble s’ennuyer dans la vie, et donc peu engageante. Ce qui la dessert en réalité, alors qu’elle pense à la base être authentique, en combattant des valeurs qu’elle juge (le pire c’est qu’elle a entièrement raison) futiles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela renvoie à un problème crucial : où se situe la vérité ? Notre propre personnalité est-elle infaillible et juste de bon droit ou est-ce l’avis des autres, de la majorité qui l’emporte ? Mais si la majorité a tord ou suit des principes qu’on sait futiles, doit-on se plier à la majorité ? La scène entre Jal et Michelle, archi-vue et revue entre deux copines où l’une veut habiller l’autre, est beaucoup plus engageante qu’il n’y paraît. Michelle veut que Jal change de fringues, pour être plus sexy, ou plus « bandante » comme elle dit, cela peut paraître superficiel de prime abord. Mais en y réfléchissant bien, n’est-ce pas Michelle qui a raison ? Quel avis qui compte ? celui de Jal, qui après tout, possède son propre corps et a le droit légitime de porter ce qui lui plait, quand bien même cela ne la met en valeur, ou alors sont-ce les garçons, ceux qui de par leur regard libineux vont porter un jugement sur son physique ? Car pourquoi se soucier de son apparence si ce n’est pour plaire ?&lt;br /&gt;Ces questions a priori purement adolescentes et qui se tassent avec l’âge, sont tout de même révélatrices de pas mal de questionnements fondamentaux, qu’il ne faut pas négliger, notamment sur le rapport à autrui. Jean-Paul Sartre parlait des autres de la manière suivante : « si je manque une marche et manque tomber, je vais en rigoler, mais dès lors que je le fais devant témoin, je vais me couvrir de honte ». Ici, c’est pareil : la portée de nos actes tirent-elles leur source de nous, de nos valeurs, ou seulement de l’envie d’être remarqué ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour Jal, c’est un problème épineux, puisqu’elle ne veut pas être remarquée justement. Selon elle, l’univers qu’elle côtoie ne correspond pas à ses envies : trop immature, trop gamin, trop superficiel. Le drame vient du fait que Jal se sent complètement incompatible avec son entourage.&lt;br /&gt;A titre d’exemple, citons la scène cocasse et marrante dans la cabine d’essayage. Alors qu’elle cherche une robe de soirée pour son spectacle de musique, Jal fait appel à Sid pour l’aider avec les fermetures Eclair. Le pauvre, timide et maladroit, ne sait pas comment gérer la chose, et Jal lui parle comme s’il s’agissait d’une bouteille de lait à déboucher. Ce n’est pas Sid qui passe pour un être asexué ici, mais Jal qui se voit comme non-attirante et qui ne voit aucun problème à ce qu’un garçon vienne la voir en soutif.&lt;br /&gt;A aucun moment Jal ne se considère comme une fille qui pourrait attirer éventuellement les garçons : parce qu’elle est au-delà de ça, ou au contraire en dessous. Elle a du mal à se situer. Les garçons pour elle ne sont que de gros pervers, en résumé, inintéressant et qui ne pourrait pas la stimuler intellectuellement. Mais ce procédé de sélection est aussi un moyen d’être tranquille.&lt;br /&gt;La clarinette est un refuge : comme le dit Sid maladroitement, elle compense. Mais pas que son appétit sexuel et la fait qu’elle soit toujours vierge, juste son inadaptation au monde adolescent. Et elle le fait au travers la musique. Où là, et uniquement là, elle a l’impression d’être comprise et remarquée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La première partie de l’épisode s’oriente vers des désillusions diverses. Toutes vont appuyer le sentiment profond de Jal que le monde n’est qu’un tissu d’hypocrisie, de mauvaise foi, quand ce n’est pas de la bêtise pure. Que ce soit son école, où sa directrice lui demande de rappeler les efforts consenties envers sa minorité noire « fragilisée » (alors que Jal vient d’une famille aisée), les clichés envers les black, ses frères, abrutis finis désireux de briller dans le rap, son père, célèbre producteur de R’n’B et sa pouf blanche, Michelle qui passe son temps à rouler des pelles à son copain sans se soucier d’elle, Tony qui trompe Michelle avec la première garce venue, Sid fou de Michelle, alors que c’est une fille superficielle qui craque pour tous les premiers beaux gosses venus, quand bien même ce sont des salopards (notez que c’est dans cet épisode que l’on se rend compte pour la toute première fois que Tony est un salopard, chose qu’on soupçonnait à peine lors de son centric à lui), tous les éléments ajoutent du poids en faveur de la vision bien sombre et désabusée de Jal. Il n’y a rien qu’à voir les yeux blasées ou ses soupirs devant ces piètres scènes. Notamment lorsque Michelle l’abandonne pour se faire « défoncer », comme le lui promet Tony, alors qu’elle lui avait promis une après-midi entre copines. Ou encore lorsqu’elle se décide de céder à Michelle, et qu’elle met une robe à décolleté et qu’elle remarque alors que tous ces amis, même Maxxie, sensé être homo, se mettent à la reluquer. Tous ces principes basés sur le physique et l’apparence la rebutent complètement. Elle ne comprend pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le paroxysme de cette situation est atteint lorsque elle et Sid se font agresser par Mad le Barge. On peut regretter l’intrusion de personnage loufoque et peu crédible dans l’épisode, de par son côté trop grotesque, mais en plus de permettre de se débarrasser de ce scénario extravagant et perçu comme un boulet pour le développement futur de la série, cela permet tout de même de symboliser en image la frustration de Jal. Alors qu’elle croyait s’être faite remarquée par un type, voilà que sa précieuse clarinette est détruite par un pauvre fou, pour une raison absurde. Et si Jal pleure ensuite dans sa chambre, ce n’est pas tant pour avoir perdu sa clarinette mais parce que sa disparition entraîne une victoire de la folie sur son monde si rangé. Mine de rien, la clarinette, et par extension la musique, était le dernier rempart où elle pouvait être prémunie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par la suite, Skins va devenir optimiste et infléchir les événements dans le bon sens. On peut le regretter, en ce sens qu’on se dirige vers une sorte de happy end bancale, mais heureusement la suite de la série démontrera le contraire. C’est beaucoup plus ambigu que ça, et l’adaptation à la vie adulte ne mène pas forcément à de bonnes choses, pour Jal comme pour les autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La deuxième partie va la faire réfléchir : ses frères qui se sacrifient, son père qui devient aimant, trait de caractère qu’elle surprend lorsqu’il prend la peine de téléphoner à ses fils puis qu’il se met à improviser un flow de toute beauté, le cadeau qu’il lui fait en lui offrant une nouvelle clarinette etc…&lt;br /&gt;Face à ça, Jal va se libérer, elle qui se réfrénait auparavant de peur de marquer son décalage davantage, devenir plus mordante et dire enfin ce qu’elle ressent, notamment qu’elle n’est pas sa mère. Cet affrontement est assez saisissant, notamment par le désappointement du père, devant sa fille qui commet son tout premier acte de rébellion (« tu te laisses aller, tu te sabordes depuis qu’elle est partie »), premier acte adulte en réalité. Une fois ce poids libéré, elle va enfin pouvoir souffler, souffler dans la clarinette en l’occurrence. C’est donc avec une parfaite logique qu’on retrouve Jal à la fin de l’épisode dans sa robe de soirée, devant une salle pleine, prête à jouer.&lt;br /&gt;Sans savoir pourtant ce qui va lui advenir, puisque l’épisode s’arrête brutalement, magnifiquement d’ailleurs, sur une prise de respiration, procédé de coupe absolument remarquable. Car l’important dans Skins n’est pas de savoir l’aboutissement d’une évolution mais l’évolution elle-même et les embûches qu’elle comprend.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/211863550039172417-8745753895941208038?l=ablogdeskins.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ablogdeskins.blogspot.com/feeds/8745753895941208038/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ablogdeskins.blogspot.com/2009/09/episode-103.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/211863550039172417/posts/default/8745753895941208038'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/211863550039172417/posts/default/8745753895941208038'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ablogdeskins.blogspot.com/2009/09/episode-103.html' title='Episode 103'/><author><name>Victor Provis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00567463452022484844</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_gazqpP82NH8/SqoPc9DfNKI/AAAAAAAABrQ/TsiOmmvZg8Y/s72-c/large_skins-jal.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-211863550039172417.post-7008103241501623960</id><published>2009-09-05T08:52:00.000-07:00</published><updated>2009-09-05T08:56:51.962-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Analyses'/><title type='text'>Episode 102</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_gazqpP82NH8/SqKKNbcqLUI/AAAAAAAABrI/oIFw-1WC0wY/s1600-h/24E8B870-7A5A-4C7C-8B8E-3F2A877AA683_extra.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 320px; FLOAT: right; HEIGHT: 240px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5378012868344687938" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_gazqpP82NH8/SqKKNbcqLUI/AAAAAAAABrI/oIFw-1WC0wY/s320/24E8B870-7A5A-4C7C-8B8E-3F2A877AA683_extra.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_gazqpP82NH8/SqKJsjdIuOI/AAAAAAAABq4/LCdbGh4b9Ww/s1600-h/24E8B870-7A5A-4C7C-8B8E-3F2A877AA683_extra.jpg"&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#cc33cc;"&gt;Cassie &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Bienvenue dans le monde barge de Cassie !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cassie est une fille perturbée, extrêmement attachante, qui voit le monde avec des yeux noisette écarquillés mais qui ne voit pas tout à fait ce que nous on voit. Cassie est enjouée, rêveuse, cajoleuse, délirante, sans réussir à cacher qu’elle est détraquée de l’intérieur. Le problème de Cassie, c’est qu’elle déteste pas mal de choses. Ce n’est pas de la rage, bien au contraire, ça ressemble plus à de l’angoisse. Autour d’elle ça ne ressemble en rien à ce qu’il y a dans sa tête : pour elle, la vie est rose, alors qu’en vrai, c’est loin d’être ça, et ça la perturbe. Elle comprend peu de choses, notamment ses parents, totalement hédoniste, bon vivant, passant leur temps à boire, se goinfrer et faire l’amour, dans un esprit égoïste et devant leur bébé, pour Cassie, ce n’est pas le modèle idéal Barbie/Ken qu’elle s’est fabriquée. Pour elle, tout va de travers, il faut de l’ordre. Cassie a des tocs, un bon nombre de tocs, il faut que tout soit classé, rangé et ordonné.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et surtout Cassie refuse de grandir. Elle est donc anorexique. Car, même si on n’en parle pas dans la série, les effets sur les hormones coupent la puberté. Mais il n’y a pas de jugement moralisateur ici, c’est avec une grande pudeur que Skins aborde ce sujet, sans faire de tabou là-dessus au contraire. Il y a dans cet épisode, une scène absolument époustouflante, où le rideau tombe et Cassie, devant le fait accompli, explique à Sid comment elle réussit à jouer la comédie. Couper la nourriture en petit morceaux continuellement, lancer la conversation, faire goûter à l’autre, se resservir pour cacher la viande par-dessous, changer de sujet au moment de porter la fourchette à la bouche, répéter que c’est trop bon puis prétexter une chose urgente à faire, mettre deux assiettes dont l’une vide par-dessus l’autre et hop, le tour est joué. Skins ne dénonce pas, il montre avec justesse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et l’intérêt est porté non pas sur la maladie en elle-même, mais la façon dont Cassie se débrouille avec sa maladie. Ce qui est beaucoup plus subtil. C’est d’ailleurs avec cet épisode que Skins dévoile pour la première fois sa profondeur. Et son envie d’aborder des sujets tendus, toujours sur la corde raide en matière d’émotions.&lt;br /&gt;Il est juste regrettable, pour des besoins scénaristiques, de revenir au scénario grotesque concernant Sid et son dealer, quand bien même on a le droit à certains moments rigolos. Mais la série a besoin, au début, pour se lancer, d’un prétexte pour mettre dans le bain ses personnages. Une fois cela fait et réglé au bout de trois épisodes, on passe aux choses sérieuses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, intercalés, on a le droit à des centrages sur Cassie, absolument superbes, démontrant que la série a d’autres ambitions, bien plus complexes. Balançant entre moments étranges, moments contemplatifs ou voire carrément des moments de malaise, les passages sur Cassie ne laissent en tout cas jamais indifférent. Tant cette fille est différente de toute façon.&lt;br /&gt;On ne peut s’empêcher d’avoir de la tendresse pour elle. Elle sourit tout le temps, elle a une façon de dire « waouh » et de s’extasier pour la moindre petite chose, elle semble réfléchir longtemps lorsqu’on lui dit un truc, elle s’imagine des choses qui n’existent pas, toute cette façade n’est là que pour dissimuler un profond chagrin. Car nous ne sommes pas dupes, Cassie n’est pas bien, mais elle sait, elle a appris qu’il fallait mentir, faire semblant que tout va bien, alors pour Cassie tout est génial, tout est super, et tout est merveilleux, alors qu’en réalité, ce n’est même pas sûr qu’elle ait tout saisi correctement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant Cassie a envie d’être indépendante. De pouvoir se débrouiller tout seule dans ce monde adulte qui lui tend les bras, et dont elle se rend compte que ses amis se débrouillent comme des poissons dans l’eau. Elle a envie d’être comme eux, surtout comme Sid, qui lui plait bien parce qu’il est gentil et honnête. Mais pour cela il faudra affronter le désordre et Cassie n’est pas suffisamment prête. Seulement elle a du mal à se l’avouer.&lt;br /&gt;Alors elle va mentir. La scène avec ses parents est criante de vérité : elle s’exclame à tord et à travers qu’elle va sortir de l’hôpital, que ses ennuis avec la nourriture sont enfin réglés, c’est l’éclate, alors que l’on sait très bien que tout ça c’est du barratin.&lt;br /&gt;Preuve en est : elle se fourre des poids dans la culotte pour passer la barre des cinq cent grammes pris et quitter son programme hospitalier. Cassie ne veut plus être dans l’institut, elle veut être une lycéenne comme les autres, alors elle triche. L’épisode dans l’hôpital, qu’on comprend asile (selon la vieille école anglaise) est l’occasion d’ailleurs de plonger dans l’univers étrange du monde psychotique chez les jeunes. En particuliers avec cette scène comico-tragique de la fille qui boit deux litres d’eau d’un coup pour s’alourdir et qui manque se faire dessus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le problème de Cassie, c’est son irrésistible envie de vivre normalement, de découvrir des choses et surtout d’être amoureuse, de « croquer » la vie à pleine dent en somme, qui va se heurter violemment à son angoisse existentiel. Cassie va d’ailleurs passer énormément de temps à observer les gens. On comprend d’ailleurs mieux pourquoi les (incroyables) dix premières minutes de l’épisode seront passés à voir Cassie déambuler silencieusement dans les chambres pour regarder les autres dormir. Au lendemain d’une fête qu’on devine énorme, mais dont on ne verra que les stigmates (rideau de pâtes froides, boulettes de viande sur les murs, casseroles remplis de nourritures dégueulasses, gluantes et refroidies, bouteilles d’alcool de partout etc…), Cassie se réveille et découvre petit à petit l’étendu des dégats. La façon dont elle prend le temps d’identifier ses amis encore en train de dormir, de les admirer parfois, de regarder éberluée les débris et le bordel monstre (c’est littéralement impressionnant) dans la maison, on sent bien qu’elle est complètement détachée. Cassie est là sans être là. Cela se devine d’ailleurs très bien lorsqu’elle a une conversation avec les gens : elle esquive, elle répond des banalités, elle se contente d’afficher un visage béat pour que personne ne se doute de rien. En passant, le personnage de Cassie est admirablement joué par Hannah Murray. Pour résumer donc, Cassie en fait préfère sa bulle et elle en sort que très rarement. D’ailleurs ce n’est pas pour rien qu’à un moment, on la voit comme flotter dans le couloir de son lycée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parfois les discordances avec la réalité sont brutales, comme lorsqu’elle s’invente une romance avec Sid. Lui qui s’est montré précautionneux avec elle, en s’inquiétant qu’elle ne mange pas, va devenir son prince charmant. Elle va s’imaginer recevoir des texto de sa part. Sa schizophrénie la pousse même à repousser ses avances. Qu’il n’a jamais formulé du reste ! C’est là qu’on devine l’étendu du problème. Car Cassie vit dans une bulle mais elle y est enfermée. Elle touche les gens, elle voit les gens, elle les entend même mais elle ne peut pas avoir de contact. Les seuls contacts qu’elle peut avoir, c’est avec les bébés. Son petit frère lui servira de quasiment seul refuge empathique. Elle le cajolera et le bercera. Car un bébé, cela reste innocent. Et Cassie ne peut traiter qu’avec les gens innocents. Les gens asexués en somme. Pendant qu’elle bercera son petit frère, on entendra ses parents s’envoyer en l’air, situation cocasse puisqu’on sent bien le problème de sexualité de Cassie, alors que pourtant c’est en faisant l’amour qu’on fait des bébés : paradoxe source d’angoisse.&lt;br /&gt;Ce n’est pas pour rien si à un moment l’on voit Cassie derrière une fenêtre, reluquer Sid et lui parler en espérant la télépathie. Cassie ne sait réellement parler que dans sa tête. Alors elle fantasme une histoire d’amour avec Sid. C’est que Cassie, à la base, est une grande sensible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sa façon d’appréhender le monde n’est pas si simple que ça. Car derrière sa façade et ses mensonges devant la société, il y a aussi la volonté d’y prendre part et de faire ce qu’on attend d’elle. L’accompagnant dans la vie de tous les jours, il y a des post-it, où est écrit un simple mot : « Eat ! ». C’est le seul moyen pour elle de se forcer. Et cela est dingue car il n’y a rien de plus évident et vital que manger. Rien de plus humain, en fait. On la voit d’ailleurs passer un moment à espionner ses parents donner la compote au bébé. Mais manger, pour Cassie, devient un tel problème, qu’elle l’occulte au point d’oublier de manger !&lt;br /&gt;Toute la distance entre le monde réel et la bulle de Cassie est symbolisé dans ce post-it, qu’elle ressort d’ailleurs dans le bus. En rentrant de chez Michelle, où ils avaient fait la fête la veille, Cassie rentre en contact avec le monde extérieur : des lycéennes se goinfrant de gâteaux, un enfant de deux ans avec un biscuit dans les mains, et au milieu, Cassie complètement hagard, avec personne pour la protéger, et on la sent fragile, très fragile. Du reste, cette scène est très bien filmé, avec cette lumière nacrée qui passe au travers les vitres du bus, cette impression de floue et de décrochage, la musique douce et ambient (c’est à partir de là que la BO de la série va s’étoffer petit à petit et prendre de la place) et cette impression contemplative, qu’on rapprocherait aisément des films de Sofia Coppolla (on pense bien sûr à Virgin Suicides).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le monde réel est trop violent. Et c’en est trop pour Cassie. Notamment lorsqu’elle apprend qu’elle a inventé tous les textos de Sid ; elle s’enfuit alors du lycée, manque défaillir et rentre précipitamment chez elle. On voit bien qu’elle veut s’en sortir, mais ne sait pas par quel bout s’y prendre, alors elle fonce dans sa chambre et se précipite d’abord sur sa collection impressionnante de plaquettes de chocolat cachée sous son lit, avant de se raviser.&lt;br /&gt;Elle décide alors d’aller dans un burger où la rejoint son ami, le chauffeur de taxi qui l’amenait à l’institut, pour être encouragée.&lt;br /&gt;Cette scène finale où elle est encapuchonnée, comme pour pas qu’on la voit parce qu’elle a honte d’elle, et où elle se force à avaler la première bouchée, est absolument poignante et très forte. Rien qu’à ses hésitations, sa façon maladroite de détourner la conversation, le regard compatissant du chauffeur de taxi, le fait qu’elle comprenne qu’en réalité, les textos c’était elle dans sa tête qui se les envoyaient, ses yeux braquées sur le burger comme si c’était quelque chose d’insurmontable, tout ça prouve à quel point, cette fille lutte. Cette scène banale d’une ado qui mange devient alors une prouesse et un acte marquant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Première étape d’un long parcours pour la petite Cassie, la petite délurée, qui est loin, très loin, d’en avoir fini. Car Skins n’a fait là que jeter les bases…&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/211863550039172417-7008103241501623960?l=ablogdeskins.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ablogdeskins.blogspot.com/feeds/7008103241501623960/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ablogdeskins.blogspot.com/2009/09/episode-102.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/211863550039172417/posts/default/7008103241501623960'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/211863550039172417/posts/default/7008103241501623960'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ablogdeskins.blogspot.com/2009/09/episode-102.html' title='Episode 102'/><author><name>Victor Provis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00567463452022484844</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_gazqpP82NH8/SqKKNbcqLUI/AAAAAAAABrI/oIFw-1WC0wY/s72-c/24E8B870-7A5A-4C7C-8B8E-3F2A877AA683_extra.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-211863550039172417.post-2654961546470053968</id><published>2009-09-03T13:04:00.000-07:00</published><updated>2009-09-05T08:56:17.335-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Analyses'/><title type='text'>Episode 101</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_gazqpP82NH8/SqKKEeDg_JI/AAAAAAAABrA/guy-e60iSDY/s1600-h/skins_s1_z2_18.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 320px; FLOAT: right; HEIGHT: 180px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5378012714425711762" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_gazqpP82NH8/SqKKEeDg_JI/AAAAAAAABrA/guy-e60iSDY/s320/skins_s1_z2_18.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_gazqpP82NH8/SqAl60_SdLI/AAAAAAAABqw/H4m8V8vivj4/s1600-h/skins_s1_z2_18.jpg"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#006600;"&gt;Tony &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Dès le départ, on déteste Tony.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il adore se regarder dans la glace après avoir fait ses exercices de pompes, il se permet de ridiculiser son père, il rassemble toute une troupe de filles en chaleur prêtes à se damner pour lui, sa copine est super canon et il se paye le luxe de se moquer de ses seins (pour la petite histoire, l'un est plus gros que l'autre) et même sa voisine de 40 ans n'hésite pas à s'exhiber devant lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette sensation d'être irrité par son caractère sémera la confusion : est-il normal qu'on soit à ce point jaloux du héros d'une série ? Car a priori Tony est parti pour être le héro de cette série, du moins le personnage le plus charismatique. Tout au long de l'épisode on ne se sentira que peu d'affinité envers ce personnage, trop snob et trop séducteur, et ce manque d'empathie ne colle pas avec le concept d'une série sensé parler des adolescents. D'accord cette image surfaite nous renvoie à nos propres complexes d'adolescent ; Tony c'est un peu le gars in à qui on aurait voulu ressembler étant plus jeune. Non seulement Tony se permet le bagout d'être beau, mais en plus il se permettrait d'oser dire tout haut ce qu'on a jamais osé nous-même penser en notre for intérieur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En réalité, on ne déteste pas Tony, on est jaloux de lui, on l'envie. Quelque part ce sentiment est malsain, puisque Tony est un personnage de fiction, un rammassi ignoble de clichés, on ne nous montre dans l'épisode qu'une succession de scènes, à la fois coquaces, et à la fois maintes fois vues et revues. Pourtant impossible de se défaire de cela, comme si ça cachait quelque chose d'autre... Car pour l'instant, Tony ne fait strictement rien de mal. De prime abord, il semble accroc à sa copine, et souhaite aider son meilleur ami à se trouver une copine. Le pote idéal en somme. Pourtant, il y a quelque chose chez lui qui cloche, son côté iréel, son absence de profondeur, sans qu'on réussisse à mettre le doigt dessus. Du coup, on reste avec cette froideur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Justement, il faut dépasser ce trouble car toute l'originalité et la complexité de ce personnage vient justement du fait qu'on a aucune empathie pour lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tony est un beau parleur, irréverencieux, tout le monde l'admire et semble le suivre, notamment son pote Sid qui en devient presque son toutou. Il semble incarner à lui seul tous les fantasmes sur l'adolescent parfait, rebelle, insousciant, et intelligent. Mais derrière cette façade lisse, presque irréel, se cachent beaucoup de problèmes. Justement, il est impossible pour le spectateur de deviner ce que Tony veut, tout simplement. Quelles sont ses intentions, ses projets, ses motivations ? C'est un véritable mystère. Pour l'instant, dans cet épisode, on ne devine rien, mais tout se prépare ici, notamment son envie de s'immiscer dans d'autres mondes, "pour explorer d'autres horizons", comme il le confie à ses amis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le problème de ce personnage est qu'il est justement présenté de l'extérieur, tel que les autres le voient. Même si l'épisode est centré sur lui, c'est au travers les yeux d'une voisine en mal d'amour, de jeunes lycéennes coincées, béates devant lui lorsqu'il chante (comme un Dieu en plus, ce salopard), d'un professeur conservateur qui veut lui inculquer les bonnes manières, d'un père plus beauf que raffiné et dont on regrette qu'il ne porte pas de ceinture à son jeans, qu'on découvre Tony. Jamais de l'intérieur. Jamais de son point de vue à lui. Et cette focalisation externe n'est pas innocente de la part des scénaristes. Il en ressort l'image d'un ado qui a le contrôle sur tout, qui est supérieur aux autres, limite pédant. En ce qui concerne ses troubles, rien ne ressort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est ce côté superficiel qui entâche le début de la série.&lt;br /&gt;Du coup, on a le droit à un déroulé peu réaliste, rigolo mais qui ne s'attarde pas trop sur la psychologie du personnage. Cela viendra progressivement tout au long de la saison. En fait, c'était un peu comme s'il n'y avait pas vraiment d'épisode "Tony", puisque Tony est insaisissable, et que c'était tous les épisodes suivant qui traitaient de lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car ce premier épisode ne nous apprend pas grand chose, ni sur lui, ni sur autres. Pourtant on a pu faire le tour de tous les persos qui seront à la base des deux premières saisons. Le premier épisode est basé sur la virginité de Sid qu'il faut absolument lui faire perdre. Pour cela, Tony s'imiscera dans une soirée chez des bourges, afin d'y revendre de la beuh, et demandera à sa copine Michelle de ramener pour Sid, Cassie, seule fille assez folle (et pour cause) pour daigner coucher avec ce looser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela entraînera nombre de situations fantasques, auxquels on aura malheureusement du mal à croire, car trop grosses et un poil too much. C'est un peu le défaut de la série, l'exagération. Et cela devient vraiment irritant lorsqu'il s'agit de parler des adultes, entre le père de Tony complètement ridiculisé ou Angie la prof dont Chris est amoureux, immature et névrosée, qui chiale en pleine classe parce qu'elle s'est faite larguée par le prof de sport. Pathétique et à peine croyable, bien loin de la réalité. Skins a du mal à faire dans la demie-mesure parfois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais ce n'est pas l'important, car ce premier épisode est sencé se focaliser sur les principales préoccupations de ce groupe. Et pou l'instant, tout va bien, la vie est belle. Ils passeront leur temps à faire la fête, à déconner, à faire des virées, et ils seront vraiment soudés entre eux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les problèmes viendront plus tard...&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/211863550039172417-2654961546470053968?l=ablogdeskins.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ablogdeskins.blogspot.com/feeds/2654961546470053968/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ablogdeskins.blogspot.com/2009/09/episode-101.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/211863550039172417/posts/default/2654961546470053968'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/211863550039172417/posts/default/2654961546470053968'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ablogdeskins.blogspot.com/2009/09/episode-101.html' title='Episode 101'/><author><name>Victor Provis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00567463452022484844</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_gazqpP82NH8/SqKKEeDg_JI/AAAAAAAABrA/guy-e60iSDY/s72-c/skins_s1_z2_18.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-211863550039172417.post-2627781094959859459</id><published>2009-09-01T13:26:00.000-07:00</published><updated>2009-09-01T13:44:28.996-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Personnages'/><title type='text'>Première génération : saisons 1 &amp; 2</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_gazqpP82NH8/Sp2FZV88pKI/AAAAAAAABqg/00phALwAQ5g/s1600-h/skins_460.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 320px; DISPLAY: block; HEIGHT: 206px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5376600200586241186" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_gazqpP82NH8/Sp2FZV88pKI/AAAAAAAABqg/00phALwAQ5g/s320/skins_460.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_gazqpP82NH8/Sp2E8LmiwTI/AAAAAAAABqY/U6_L2C2QnHo/s1600-h/skins_460.jpg"&gt;&lt;/a&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_gazqpP82NH8/Sp2E2KV7GnI/AAAAAAAABqQ/khqMtfJzw9I/s1600-h/skins_460.jpg"&gt;&lt;/a&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#990000;"&gt;Présentation des personnages :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Gravitant plus ou moins autour du charismatique et manipulateur Tony, beau gosse de 17 ans, toute une bande de jeunes de Bristol, au Sud-Ouest de l'Angleterre, vont passer leurs deux dernières années de lycée à tenter de franchir tous les interdits.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Mais surtout à faire les premières découvertes, en matière de sexe comme de drogues. Tout sera pretexte à se moquer des convenances, choquer les bonnes moeurs et assumer un égoïsme juvénil teinté de douces illusions. Ces virées dans l'euphorie seront l'occasion de se fixer certains objectifs comme perdre sa virginité, assumer son homosexualité, s'adapter à la société ou se défaire d'une attraction trop grande et inhibitrice. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Cela passera par des tranches de fou rire et bien des rigolades mais aussi par des désillusions, notamment vis-à-vis des parents, tous dans l'incapacité de répondre à leurs attentes, ou du monde des adultes en général, trop englués dans leur propre misère névrosée pour servir de cadre stable. Ce qui ne sera pas évident pour se situer : trop cynique pour croire en eux, mais encore trop jeune pour prendre les bonnes décisions. Et encore, s'il n'y avait que ça...&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Car ces amis, encore idéalistes et naïfs, vont finir par se rendre compte qu'on ne grandit pas forcément de la même manière et qu'il est dur de maintenir l'unité d'antant. Progressivement les attentes vont se faire de plus en plus frustrantes et des histoires de couple vont apparaître, sans forcément que celles-ci conduisent à quelque chose d'idéal.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Skins est donc une série totalement originale puisqu'elle ne se contente pas de montrer l'aboutissement de ces personnages, tous attachant et à la personnalité, à la fois bien marquée et à la fois complexe, mais s'attache plutôt à se focaliser sur leur cheminement personnel.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/211863550039172417-2627781094959859459?l=ablogdeskins.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ablogdeskins.blogspot.com/feeds/2627781094959859459/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ablogdeskins.blogspot.com/2009/09/premiere-generation-saison-1-2.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/211863550039172417/posts/default/2627781094959859459'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/211863550039172417/posts/default/2627781094959859459'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ablogdeskins.blogspot.com/2009/09/premiere-generation-saison-1-2.html' title='Première génération : saisons 1 &amp; 2'/><author><name>Victor Provis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00567463452022484844</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_gazqpP82NH8/Sp2FZV88pKI/AAAAAAAABqg/00phALwAQ5g/s72-c/skins_460.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-211863550039172417.post-5925871803033670052</id><published>2009-09-01T13:24:00.000-07:00</published><updated>2009-09-01T13:46:46.236-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Personnages'/><title type='text'>Tony</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_gazqpP82NH8/Sp2DTOY7bXI/AAAAAAAABqI/d7uaZcuozGU/s1600-h/561414.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 200px; FLOAT: left; HEIGHT: 154px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5376597896453647730" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_gazqpP82NH8/Sp2DTOY7bXI/AAAAAAAABqI/d7uaZcuozGU/s200/561414.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Tony a tout du lycéen qu’on déteste. Il est canon, les fait toute tomber, il est intelligent, il est irrévérencieux mais bon élève et obtient tout ce qu’il veut grâce à son bagout. Mais son absence total de sens moral, inquiétante, le conduit à agir de manière égoïste, voire cruelle. Notamment envers sa petite amie, Michelle, ou envers son ami d'enfance, Sid.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/211863550039172417-5925871803033670052?l=ablogdeskins.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ablogdeskins.blogspot.com/feeds/5925871803033670052/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ablogdeskins.blogspot.com/2009/09/tony.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/211863550039172417/posts/default/5925871803033670052'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/211863550039172417/posts/default/5925871803033670052'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ablogdeskins.blogspot.com/2009/09/tony.html' title='Tony'/><author><name>Victor Provis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00567463452022484844</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_gazqpP82NH8/Sp2DTOY7bXI/AAAAAAAABqI/d7uaZcuozGU/s72-c/561414.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-211863550039172417.post-3038253056856939886</id><published>2009-09-01T13:22:00.000-07:00</published><updated>2009-09-01T13:46:36.212-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Personnages'/><title type='text'>Michelle</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_gazqpP82NH8/Sp2C4wtmmyI/AAAAAAAABqA/juQpzvGSntM/s1600-h/skinsmichelle-431x300.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 200px; FLOAT: left; HEIGHT: 139px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5376597441810701090" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_gazqpP82NH8/Sp2C4wtmmyI/AAAAAAAABqA/juQpzvGSntM/s200/skinsmichelle-431x300.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Belle, un peu naïve, &lt;em&gt;fashion victim&lt;/em&gt;, superficielle, Michelle se fait complètement avoir par les belles paroles de Tony, dont elle est folle d’admiration. Grande sensible et romantique, elle sera confrontée à pas mal de désillusions. Il lui faudra apprendre à disjoindre le regard des autres, sous lequel elle vit, et ses propres ambitions.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/211863550039172417-3038253056856939886?l=ablogdeskins.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ablogdeskins.blogspot.com/feeds/3038253056856939886/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ablogdeskins.blogspot.com/2009/09/michelle.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/211863550039172417/posts/default/3038253056856939886'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/211863550039172417/posts/default/3038253056856939886'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ablogdeskins.blogspot.com/2009/09/michelle.html' title='Michelle'/><author><name>Victor Provis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00567463452022484844</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_gazqpP82NH8/Sp2C4wtmmyI/AAAAAAAABqA/juQpzvGSntM/s72-c/skinsmichelle-431x300.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-211863550039172417.post-7680482746010272634</id><published>2009-09-01T13:21:00.001-07:00</published><updated>2009-09-01T13:46:26.042-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Personnages'/><title type='text'>Sid</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_gazqpP82NH8/Sp2CXziZ7UI/AAAAAAAABp4/oNDqo0o2QX8/s1600-h/tv_icon.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 200px; FLOAT: left; HEIGHT: 133px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5376596875633356098" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_gazqpP82NH8/Sp2CXziZ7UI/AAAAAAAABp4/oNDqo0o2QX8/s200/tv_icon.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;On a toujours eu un pote comme Sid (si on ne l’a pas été un peu soi-même), typique de l’adolescent, un peu looser, mal dans sa peau et constamment largué. Portant des fringues négligées, d’affreuses lunettes et un éternel bonnet, Sid cache des complexes et surtout un manque d’assurance flagrant. Peu doué pour les math, comme pour les filles, et d’ailleurs toujours puceau, Sid traîne sa misère auprès de Tony qu’il admire pour son charisme. Et aussi pour sa copine, dont il est fou amoureux en secret.&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/211863550039172417-7680482746010272634?l=ablogdeskins.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ablogdeskins.blogspot.com/feeds/7680482746010272634/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ablogdeskins.blogspot.com/2009/09/sid.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/211863550039172417/posts/default/7680482746010272634'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/211863550039172417/posts/default/7680482746010272634'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ablogdeskins.blogspot.com/2009/09/sid.html' title='Sid'/><author><name>Victor Provis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00567463452022484844</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_gazqpP82NH8/Sp2CXziZ7UI/AAAAAAAABp4/oNDqo0o2QX8/s72-c/tv_icon.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-211863550039172417.post-307836008054988416</id><published>2009-09-01T13:20:00.000-07:00</published><updated>2009-09-01T13:46:14.335-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Personnages'/><title type='text'>Cassie</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_gazqpP82NH8/Sp2CNWMr3hI/AAAAAAAABpw/Z80vCDSOQ-s/s1600-h/570305.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 200px; FLOAT: left; HEIGHT: 154px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5376596695958937106" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_gazqpP82NH8/Sp2CNWMr3hI/AAAAAAAABpw/Z80vCDSOQ-s/s200/570305.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Cassie est une fille délurée. Anorexique, malade, lunatique, cette fille sera capable du pire comme du meilleur. Obligée de s’adapter à un monde qui est trop exigeant pour elle, elle fera tout pour faire le contraire, afin de continuer à vivre dans sa bulle.&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/211863550039172417-307836008054988416?l=ablogdeskins.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ablogdeskins.blogspot.com/feeds/307836008054988416/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ablogdeskins.blogspot.com/2009/09/cassie.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/211863550039172417/posts/default/307836008054988416'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/211863550039172417/posts/default/307836008054988416'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ablogdeskins.blogspot.com/2009/09/cassie.html' title='Cassie'/><author><name>Victor Provis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00567463452022484844</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_gazqpP82NH8/Sp2CNWMr3hI/AAAAAAAABpw/Z80vCDSOQ-s/s72-c/570305.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-211863550039172417.post-7835426216366549245</id><published>2009-09-01T13:17:00.000-07:00</published><updated>2009-09-01T13:46:02.773-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Personnages'/><title type='text'>Maxxie</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_gazqpP82NH8/Sp2B8z51H3I/AAAAAAAABpo/lesZTAtwmO8/s1600-h/1560169582.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 136px; FLOAT: left; HEIGHT: 178px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5376596411875139442" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_gazqpP82NH8/Sp2B8z51H3I/AAAAAAAABpo/lesZTAtwmO8/s200/1560169582.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;C’est le plus sensible de la bande. Idéaliste et rêveur, Maxxie souhaite que sa sexualité gay, qu'il ose complètement assumer, soit enfin tolérée, même si cela attire le mauvais regard des autres.&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/211863550039172417-7835426216366549245?l=ablogdeskins.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ablogdeskins.blogspot.com/feeds/7835426216366549245/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ablogdeskins.blogspot.com/2009/09/maxxie.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/211863550039172417/posts/default/7835426216366549245'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/211863550039172417/posts/default/7835426216366549245'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ablogdeskins.blogspot.com/2009/09/maxxie.html' title='Maxxie'/><author><name>Victor Provis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00567463452022484844</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_gazqpP82NH8/Sp2B8z51H3I/AAAAAAAABpo/lesZTAtwmO8/s72-c/1560169582.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-211863550039172417.post-5635159793829998034</id><published>2009-09-01T13:16:00.000-07:00</published><updated>2009-09-01T13:45:52.631-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Personnages'/><title type='text'>Anwar</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_gazqpP82NH8/Sp2BVihvTaI/AAAAAAAABpg/3NynT-G3Qms/s1600-h/6a00d83451c17f69e2010535efaf23970c-300wi.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 200px; FLOAT: left; HEIGHT: 150px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5376595737195793826" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_gazqpP82NH8/Sp2BVihvTaI/AAAAAAAABpg/3NynT-G3Qms/s200/6a00d83451c17f69e2010535efaf23970c-300wi.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Lui et Maxxie sont les meilleurs potes du monde. Pourtant tout les sépare. Car Anwar est un obsédé qui ne pense qu'aux filles, même s'il n'en a jamais touché. Influencable, Anwar cherche au travers des fêtes de ses amis à être le plus branché possible. Pas forcément évident lorsqu'on vient d'une famille musulmane. Tout le dilèmne d'Anwar sera là : concilier envies et principes.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/211863550039172417-5635159793829998034?l=ablogdeskins.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ablogdeskins.blogspot.com/feeds/5635159793829998034/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ablogdeskins.blogspot.com/2009/09/anwar.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/211863550039172417/posts/default/5635159793829998034'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/211863550039172417/posts/default/5635159793829998034'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ablogdeskins.blogspot.com/2009/09/anwar.html' title='Anwar'/><author><name>Victor Provis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00567463452022484844</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_gazqpP82NH8/Sp2BVihvTaI/AAAAAAAABpg/3NynT-G3Qms/s72-c/6a00d83451c17f69e2010535efaf23970c-300wi.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-211863550039172417.post-827035707070599537</id><published>2009-09-01T13:14:00.000-07:00</published><updated>2009-09-01T13:45:43.195-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Personnages'/><title type='text'>Jal</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_gazqpP82NH8/Sp2BCi9a5vI/AAAAAAAABpY/THA0uqXgqQI/s1600-h/579191.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 200px; FLOAT: left; HEIGHT: 154px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5376595410894382834" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_gazqpP82NH8/Sp2BCi9a5vI/AAAAAAAABpY/THA0uqXgqQI/s200/579191.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;C’est certainement la plus raisonnable. Son intelligence, son fort caractère et son cynisme feront d'elle la râleuse du groupe, mais aussi celle qui fera office de confidente, quitte à ne pas se mettre en avant. Car Jal est une grande introvertie qui garde tout pour elle, même si ça la bouffe de l’intérieur.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/211863550039172417-827035707070599537?l=ablogdeskins.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ablogdeskins.blogspot.com/feeds/827035707070599537/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ablogdeskins.blogspot.com/2009/09/jal.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/211863550039172417/posts/default/827035707070599537'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/211863550039172417/posts/default/827035707070599537'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ablogdeskins.blogspot.com/2009/09/jal.html' title='Jal'/><author><name>Victor Provis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00567463452022484844</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_gazqpP82NH8/Sp2BCi9a5vI/AAAAAAAABpY/THA0uqXgqQI/s72-c/579191.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-211863550039172417.post-3347089763230604668</id><published>2009-09-01T13:13:00.001-07:00</published><updated>2009-09-01T13:45:33.372-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Personnages'/><title type='text'>Chris</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_gazqpP82NH8/Sp2AfVxQnqI/AAAAAAAABpQ/GpnoeUvYKaM/s1600-h/chris.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 134px; FLOAT: left; HEIGHT: 200px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5376594806058294946" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_gazqpP82NH8/Sp2AfVxQnqI/AAAAAAAABpQ/GpnoeUvYKaM/s200/chris.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Complètement laissé à l’abandon, Chris devra être livré à lui-même, ce qui n’augure pas du meilleur. Chris en effet est un fétard, qui avale tout ce qui passe et qui a peu conscience du sens des responsabilités.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/211863550039172417-3347089763230604668?l=ablogdeskins.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ablogdeskins.blogspot.com/feeds/3347089763230604668/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ablogdeskins.blogspot.com/2009/09/chris.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/211863550039172417/posts/default/3347089763230604668'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/211863550039172417/posts/default/3347089763230604668'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ablogdeskins.blogspot.com/2009/09/chris.html' title='Chris'/><author><name>Victor Provis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00567463452022484844</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_gazqpP82NH8/Sp2AfVxQnqI/AAAAAAAABpQ/GpnoeUvYKaM/s72-c/chris.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-211863550039172417.post-8738343684813423135</id><published>2009-09-01T13:11:00.000-07:00</published><updated>2009-09-01T13:45:20.828-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Personnages'/><title type='text'>Lucy (dit "Sketch")</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_gazqpP82NH8/Sp2AR_8OTtI/AAAAAAAABpI/VWboaqlS7Z0/s1600-h/2072251217a6951292085l.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 200px; FLOAT: left; HEIGHT: 113px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5376594576860401362" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_gazqpP82NH8/Sp2AR_8OTtI/AAAAAAAABpI/VWboaqlS7Z0/s200/2072251217a6951292085l.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Cette fille est certainement folle. Complètement obsédée et monomaniaque, elle a une vision du monde déformée par sa névrose. Avec elle, on ne sait jamais jusqu’où le malsain peut la conduire. Car Lucy est avant tout une fille très attachée à sa vision chimérique de l’amour, occultant souvent les contrariétés lorsque ça l’arrange.&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/211863550039172417-8738343684813423135?l=ablogdeskins.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ablogdeskins.blogspot.com/feeds/8738343684813423135/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ablogdeskins.blogspot.com/2009/09/lucy-dit-sketch.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/211863550039172417/posts/default/8738343684813423135'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/211863550039172417/posts/default/8738343684813423135'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ablogdeskins.blogspot.com/2009/09/lucy-dit-sketch.html' title='Lucy (dit &quot;Sketch&quot;)'/><author><name>Victor Provis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00567463452022484844</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_gazqpP82NH8/Sp2AR_8OTtI/AAAAAAAABpI/VWboaqlS7Z0/s72-c/2072251217a6951292085l.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-211863550039172417.post-8911839994782939801</id><published>2009-09-01T13:10:00.001-07:00</published><updated>2009-09-01T13:45:10.813-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Personnages'/><title type='text'>Effy</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_gazqpP82NH8/Sp1_yhTZlkI/AAAAAAAABpA/4J-g9B9bzEA/s1600-h/skins_effy_profile_reg.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 190px; FLOAT: left; HEIGHT: 138px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5376594036060165698" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_gazqpP82NH8/Sp1_yhTZlkI/AAAAAAAABpA/4J-g9B9bzEA/s200/skins_effy_profile_reg.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;C'est la petite soeur de Tony. Complètement mystérieuse et se cachant derrière un mutisme déroutant, Effy semble déjà sur la mauvaise pente, découchant, se laissant entraîner dans diverses expériences et doté déjà d'un esprit espiègle.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/211863550039172417-8911839994782939801?l=ablogdeskins.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ablogdeskins.blogspot.com/feeds/8911839994782939801/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ablogdeskins.blogspot.com/2009/09/effy.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/211863550039172417/posts/default/8911839994782939801'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/211863550039172417/posts/default/8911839994782939801'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ablogdeskins.blogspot.com/2009/09/effy.html' title='Effy'/><author><name>Victor Provis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00567463452022484844</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_gazqpP82NH8/Sp1_yhTZlkI/AAAAAAAABpA/4J-g9B9bzEA/s72-c/skins_effy_profile_reg.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-211863550039172417.post-5528290453966817188</id><published>2009-08-31T01:11:00.000-07:00</published><updated>2009-08-31T01:22:20.951-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Introduction'/><title type='text'>Présentation de la série</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.tvqc.com/wp-content/uploads/2009/01/logo_skins.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 304px; FLOAT: left; HEIGHT: 201px; CURSOR: hand" border="0" alt="" src="http://www.tvqc.com/wp-content/uploads/2009/01/logo_skins.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Le monde est tordu : c’est en substance le message de cette série. Voilà toute une troupe bigarrée d’adolescents lâchée dans les rues de Bristol qui va découvrir à ses dépends les joies et les tracas de la vie. Avec en prime les névroses qui s’y rattachent.&lt;br /&gt;Parce que grandir signifie lâcher du leste et abandonner ses illusions, ces jeunes vont tout faire pour retarder l’échéance. S’envoyer en l’air, faire la fête, avaler toutes les drogues possibles et imaginables, délirer avec les potes, les préoccupations ne volent jamais plus haut que le caleçon et en même temps, ils ont bien raison. Skins se veut une série hédoniste. Elle est le miroir d’une jeunesse débridée, décomplexée, un peu gâtée aussi, insouciante et futile. Rien n’exiger de plus que bouger dans tous les sens, franchir les interdits et se livrer à toutes les ivresses, voilà le crédo de ces jeunes. Ce qui donne lieu à une série rafraîchissante, volontiers trash et bousculant pas mal de tabous, dotée d’images superbes et d’une bande son incroyable, piochant dans le répertoire du rock indépendant.&lt;br /&gt;Le temps file vite et ils aimeraient bien le ralentir tant qu’ils peuvent ces jeunes anglais-là. On pourrait résumer la série à ça. Car déjà les complications se présentent à eux et ce que l’avenir leur réserve n’a rien de joyeux. Au-delà de l’esthétique tourbillonnante et chaleureuse, on décèle des chocs bien plus saignant, notamment au travers de problèmes déjà épineux. Skins sera l’occasion d’aborder des sujets graves, comme l’anorexie, la drogue, l’avortement, le divorce ou la maladie. L’innocence s’effrite petit à petit, malgré tout leurs efforts pour occulter l’inévitable, d’autant que le monde des adultes, dépeint de manière exagérée, ne pourra pas leur servir de modèle. Les adolescents de Skins sont bourrés d’idéaux : ils veulent rester amis pour toujours, vivre dans une bulle de fun où les drogues abonderaient, sans jamais connaître les tracas de la vie quotidienne. Mais ce rêve est impossible et la série se concentre sur ce décalage.&lt;br /&gt;Ces jeunes seront donc livrés à eux-mêmes, un peu forcés de choisir leur voie, sans pour autant prendre toujours les bonnes décisions. Car Skins, malgré son apparence volontairement provocatrice, est avant tout un drame. Un drame sur les relations humaines, amoureuses (la vie est-elle autre chose que ça?), difficiles à maintenir lorsqu’on a des idéaux d’un côté et des problèmes internes de l’autre.&lt;br /&gt;Progressivement alors Skins délaisse ses dorures branchées et fun pour tisser une toile dramatique. Les conflits internes au sein du groupe ou les désillusions provoquées par la fatalité vont entraîner ces jeunes dans un tourbillon, parfois explosif.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/211863550039172417-5528290453966817188?l=ablogdeskins.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ablogdeskins.blogspot.com/feeds/5528290453966817188/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ablogdeskins.blogspot.com/2009/08/presentation-de-la-serie.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/211863550039172417/posts/default/5528290453966817188'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/211863550039172417/posts/default/5528290453966817188'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ablogdeskins.blogspot.com/2009/08/presentation-de-la-serie.html' title='Présentation de la série'/><author><name>Victor Provis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00567463452022484844</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry></feed>
